D’après une idée originale de

Jean-Decier.

Les écritures sans frontières présentent !

Un plat de lentilles à l’étouffée.

30/08 :2025.

Un plat de lentilles à l'étouffée.

Chapitres.

.00.Introduction par l'auteur.

.01.Un procès d'Anthologie.

.02.Un charitable témoin oculaire.

.03.Début d'un procès sous haute surveillance.

.04.L'Aristocrate Avocate venue de Sercq.

.................................................................................................

Introduction.par l'auteur .

Introduction par l’auteur. JD.

 Mes amis ! Ayant depuis peu réouvert ce blog, je me suis penché comme vous le savez sur une ré amélioration de mes écritures. Elles en avaient bien besoin, tellement je divaguai durement sur des élucubrations divergentes.j'ai finalement appris!. Avec ce plat de lentilles à l’étouffée, je me dirige tout droit dans des faits divers qui ! se rapprochent de la réalité observée depuis pas mal d’années. Les faits développés sont !bien-sûr fictifs, les intervenants aussi. Dans cette nouvelle ; j’approcherai délicatement certains personnages qui me sont chers mais!par fidélité ne nommerais jamais personne. Ce ne sont que des noms empruntés dans ma large mémoire revisitée de fond en comble ,de faire valoir ce que j’ai envie de vous dire et ce en toute simplicité.

Bonnes lectures !

Un procès d'enthologie.

.01.Mesdames et messieurs les jurés ! La Cour !!!!!!

-Bonjour à tous ! Vous pouvez vous asseoir.

-Silence au fond de la salle ! SVP ! . Merci !

- Soldat Planton ! refermer veuillez la porte à double tour ! pour qu'aucune personne de non autorisée ne rentre impunément perturber la séance. C'est bon ?......merci soldat, veillez encore à relever le tube cylindrique de votre pétard ! vers le plafond suspendu.

.02.Philadelphie.

Ce soldat d'opérette ! sorte de gros morceau de lard ressemblant traits pour traits au sergent Garcia dans les épisodes de Zorro au Nouveau Mexique, avec ses grosses lunettes aux verres épais recouverts de buée, allait s'emmêler les crayons, refermer la lourde porte grinçante, malencontreusement sur les doigts d'une femme admirable d'un milieu revendicatif bien connu.Également expérimentée auprès des aspirants amoureux au bar de l'Epoque dans les travées de l'Assemblée Nationale, elle faisait figure de future Marianne sur des timbres postes ayant disparu depuis le début de l'année, par soucis d'économies .Cette femme , sorte d'échasse haute perchée sur des talons aiguilles des plus pointus, allait trancher avec la multitude basique assise sur des bancs poussiéreux devenus une sensationnelle cours d'école . Apparue !exprès ! à la dernière minute pour assister aux futurs débats programmés houleux, elle en sera la première provocatrice, certainement la grande gagnante d'un début d'explications d'une séance pleinière s'annonçant pleine de rebondissements.

     Coté habillement ?revêtue d'une vertigineuse plongée sur une puissante poitrine bougrement provocatrice, une écharpe bleu-blanc-rouge en travers d'un buste de boxeuse , elle fusse attifée souverainement par les grands couturiers de l'avenue Foch, ne me paraissait nullement impossible. Une montre en or massif !de chez Cartier, un bracelet trouvé dans une boutique bien connue rue De La Paix, un magnifique collier de saphirs déniché un jour de soldes , Place Vendôme , en faisait une extraordinaire étoile montante pour les prochaines élections nationales .Le monde entier, Casimir compris, en parlant à mots couverts, se délectait de la rencontrer sur les marches de Cannes aux bras d'un dynamique matador revenu de Catalogne.Néanmoins !elle en avait refusé l'invitation à faire du cheval dans les steppes de Sibérie, ce fut tout à son honneur de ne pas sombrer dans cette sombre guerre de tranchées aux confins de l'Europe . Pour la faire simple pour vous les hommes continueront sur le qui-vive de dénicher la perle rare qui reprendra vos chaussettes à l'abandon au retour d'une randonnée ! Elle avait du chien !.

       L'assistance, médusée !retenait son souffle, elle en connaissait cette revendicatrice depuis que les journaux affiliés rouges en avaient fait leur ossature mais ! la voir, la découvrir en personne,sur des échasses en cristal fut quelque chose d'émouvant que la majorité en était à se demander si ce fusse bien réel de la voir en chaise et en os prêt à provoquer l'indignation générale et de mettre tout le monde d'accord. S'ensuivra une sorte de balançoire entre le planton au béret vert de travers et cette femme libérée , à peine énervée de se sentir recluse au fond de la salle, elle sera très soucieuse de s'adresser au juge en ces termes.

-Monsieur le juge ! en tant que représente des gilets rouges , il m’était impossible de traverser les rues encombrées de tanks, d’où mon retard !. Je vous demande la bienveillance de m’accorder le sursis d’assister à l’audience et de me donner une place au premier rang.

       Il fusse manifeste que ce patron de justice ne pouvait refuser, qu’accepter cette chipie en jupons qui ! ayant plus d’un tour dans son sac ! était présente pour y mettre le feu aux poudre en cas de condamnation de toutes les façons arbitraire.......Le juge légèrement appâté par cette formidable amazone, ne lui refuseras rien.

-C’est ok pour moi........pour la demande de venir aux premières loges ? je refuse ........ et ......taisez-vous dorénavant Madame ?...................

-Mademoiselle Philadelphia ! monsieur le juge. Appelez-moi Fidela...........

 

        Dans la salle d’audiences, la surprise fut de taille, nous avions affaire à l’égérie d’une révolution de jupons, capable de tirer la bourre à la plupart des sénateurs en place, surtout les plus anciens, pour les députés elles en avait la majorité relative et sans complexe allait faire voter sur l’oreiller ,de stupides textes de lois sur des sornettes sorties de nulle-part .Tous les regards se tournaient vers cette belle plante, capable de dire les quatre vérités à la terre entière !elle en imposait tellement que des demandes d’autographes se multipliaient, le juge en premier !.malheureusement elle restera au fond de la salle, encerclée par dix gardes mobiles sur le qui-vive, tous en train de se chatouiller le bas ventre. Logiquement ,au troisième jour d’audience elle devrait apparaitre comme témoin à décharge, bonne client du Miroir Aux Alouettes ,elle savait pas mal de vérités sur ces entrelac de surprises pas bonnes à dire. Dans tous les agendas, fus coché ce troisième jour, la salle sera comble ,suspendue aux dernières nouvelles, cette femme allait en sortir de belles, dégommer une majorité de rebelles .Ses gardes du corps ,une bonne douzaine lui collaient à la culotte, armés jusqu’aux dents, délaissaient tout pour servir de boucliers humains.

- Vous n’êtes Fidela ! en tant que représentante de ces gilets marrons ,pardon ! rouge ! et député des gauches réunies, aucunement au-dessus des lois de notre canton . Planton allez lui chercher un strapontin. Et qu’on en finisse !! avec ce désagrément temporaire , je l’espère le premier et le dernier. Pour finir !pourriez-vous enlever votre écharpes ? aucun signes distinctifs, religions ou partis, ne doivent apparaitrent ici !.et couvrez -moi ces épaules ....

.03.Le juge prends de la hauteur.

-Pour votre gouverne à tous mesdames et messieurs, :cris et chuchotement seront invariablement mis aux bancs , systématiquement relégués en-dehors de la salle de jugements , aucun recours possibles de revenir à l’audience de cette cours spéciale, en cas de récidive, des sanctions pourraient être prises à l’encontre des perturbateurs d’une doctrine dépassée. La seule valable ,retenez bien cela ? c’est celle de la majorité au pouvoir !,certainement et nullement celle d’une minorité de chiffonniers .

-Je déclare ouverts ! les débats dans la troisième circonscription de la première chambre d’assise ,celle des Preux de Saint Bertrand des Baltringues .

        Un imperceptible mouvement de foule, avait commencé lors de cette dernière phrase, la plus triste, la plus moche de la part de cet acteur d’une justice expéditive . Nous sortions tout juste d’une mini-révolution de palais, les chars se trouvaient encore aux carrefours des boulevards, les morts n’avaient pas encore été inhumés, les veuves pas encore consolées, les prisonniers toujours pas libérés, les blessés en convalescence sur le Cap Corse, devenu un goulag .Les mortiers invariablement ,se tournaient vers la foule toujours en colère. Les vacances n’avaient pas du tout entamé cette soif de liberté d’une population affamée ,surtout assoiffée de justice à défaut de boire les restes de piquettes dans les estaminets laminés par les taxes.

     Ce juge prenait-il des risques inconsidérés ?considérables ? négligeant cette stupide paix des braves ?qui avait vu monter sur le trône : les extrêmes ? venant des ronds-points ?.

-Nous avons à juger, ce jour de la Saint Funeste ,patron des perdants , l’affaire des Miroirs Aux Alouettes, sordide maison de passe utilisée comme chacun le sait ! jusqu’à la fin de l’année dernière au numéro huit de la rue des Réclusions . Mesdames et messieurs, vous prendrez bien conscience que ce procès d’assises est et seras singulier dans la mesure où ! il mettras en cause des personnalités de très haut rang et que vous verrez défiler des tronches très connues ,pas toujours aimables envers nous de se savoir lynchés en direct. Aucune prune ,ni tomate ne seront autorisées dans cette enceinte, aucun sifflement sinon rien que le respect pour ces ex-dépositaires de la loi bafouée, encore capables et en mesure physiquement de venir témoigner devant vous et la France entière. Bref ! vous en savez autant que moi, vous ! les sans grades, ceux d’en bas ! qui regardez ces chaines d’info en continue.

-Je vous demanderais donc ! la plus stricte discrétion au sujet des noms à particules séjournant momentanément dans ce prétoire. Aucun nom de famille ne devras circuler que des noms de remplacement :Victoire , Babélien ? par exemple. Attention !! j’y tiens !! Toute personne diffamée pourras contrecarrer sur le champ d’une imprévisible méchanceté que je ne combattrai nullement. C’est pour cela que nous en avons restreint l’accès aux journalistes de certains tabloïds ,avides de ne raconter que des mensonges, bobards envers la classe supérieure possédantes ,régissantes des lois en vigueur .Aucun téléphone portable ne sera toléré ,le Wi-Fi déconnecté ainsi que le système blootouch débranché , aucun enregistrement subversif, rien que des paroles notés par notre greffier de service Monsieur Pipelette en seront acceptées et enregistrées sur Ssd 250.go.de marque Samsung.

 - Monsieur le procureur général en donneras ,exceptionnellement l’étendue des faits avérés ,pas encore jugés , un peu plus tard.

-Bien noté ! Monsieur le président !.Vous pourrez compter sur votre serviteur .

Le procureur avait !en acceptant d’être à la solde d’un terrible pouvoir ,le véritable supplétif intérimaire partial, lancé ses dés dans cette arène d’une cour d’assise entièrement vouée à l’échec. Ce Président atteint par une diplomatique extinction de voix lors de la dernière finale perdue des Verts , n’aurait pas besoin de contrer cette accusation arbitraire, sachant pertinemment que ! lui-même se trouvait au centre des débats ;au pire je dirai plutôt ! d’ébats entre couples en déserrance de se savoir trahis par les moutons de panurge que nous étions dans cette vie de bohème . Mais la crise ultime forçait l’entendement, tous ces petits soldats d’une justice expéditive se trouvaient aux avant-postes, quitte à en perturber la juste délibération finale de jurés de toutes tailles et de tous les milieux ,venus en taxi brousse pour cause de grèves d’Uber. Ces treize hommes et femmes ,en colère envers eux-mêmes ,n’auront qu’un mot à dire ! COUPABLE sans aucune circonstances atténuantes sinon ! de recevoir une décharge minimale pour le faire souffrir le plus longtemps possible sur chaise métallique prévue pour griller la moindre particule de chaire . Ce fusse cousu de fil blanc que ce simulacre de procès donnera le feu vert à la primaire couturière à poursuivre de coudre les épaulettes d’un condamné à mort allant sur la chaise électrique installée dans la cours du palais de justice. Le pauvre type ne feras qu’un aller , sans espoir de retour. La population finalement ! aimait ça, ne reculait devant rien pour y venir applaudir toute cette organisation désignant le ou les responsables. Je retrouvais dans mes livres d’écoliers, cette soif de sang et de vengeance, de voir souffrir son prochain durant la révolution des sans-culottes, sinon que pour cette affaire Du Miroir Aux Alouettes ,ils s’agissaient de sans-culottes étouffés par un plat de résistance concocté par un cuisinier inconnu des grand chefs étoilés .

-Accusé ! levez-vous !et ! déclinez............

-Votre nom ,sexe, prénom, âge, nationalité, adresse ,professions actuelles et antérieures aux faits.

-Vos dernières condamnations également !

-Objection Monsieur le Président ! l’accusé est jugé pour ces derniers faits uniquement et non pour ceux prescrits et déjà jugés conformes à la législation en vigueur.

-Objection retenue...............

.02.Explication de textes mis en lumière.

    Nous étions le 30/08/2025 plus d’un année après ces jeux désastreux dans la vilaine ville de Paris intra-muros .Notre-Dame n’avait pas encore sonné l’heure de la reprise des contemplatives prières, que des échaudages géants courraient partout le long des voies sur berges, ne laissant que peu de marges de manœuvres pour les marathoniens voués à l’échec . Comme d’habitude la climatisation était en panne, pour cause de haute chaleur, l’eau ne coulait plus à la base de nos centrales nucléaires qu’il nous fallait supporter des températures extrêmes. Le juge décidait sur le champ de nous autoriser à nous mettre torse nu, femmes non comprises, ce geste fut salué gravement ,tellement la transpiration fusse intense . Une probable fin du monde était annoncée à grand-renfort de new indigestes toutes les heures, nous étions tous à cran, avocats, prévenus, journalistes d’investigations, public, gendarmes, et les policiers du quai des Orfèvres ayant découvert le pot aux roses qui se grattaient sans arrêts les aisselles pour cause d’allergies aux lentilles ingurgitées depuis des mois .Le procès de ce type banal ,le sourire un peu triste, ancien parvenu de la haute finance, radié depuis par une sophistiquée embrouille à cent millions d’Euros, devait se faire avant le 05.septembre de cette année-là. Les tribunaux devenus ‘’d’exceptions ‘’tournaient à plein régime, renvoyaient les affaires à tour de bras dans des prétoires pourris ,devenus des expéditions définitives et surtout punitives pour la majorité des cas des jugements à l’emporte-pièces . Des milliers de mises en terre furent et ! seront prononcées dans les heures suivantes ,les tètes tombaient en masse .Il ne fallait ne laisser aucune chance à tous ces détritus d’une terre à la dérive, d’en avoir une seule aubaine d’en réchapper qui !ne rentrait nullement dans les prérogatives de ces juges partiaux à défaut d’êtres impartiaux, ce qui fusse rare depuis l’avènement de la crise mondiale. Ces juges voyaient la cinquième colonne partout ,même dans ces endroits libertins qui ne faisaient de mal à personne .Plus d’un siècle après !Mata-Hari nous laissait songeur., de rencontrer des espions partout. La peur dominait les débats.

       Leurs soldats de plomb, imbibés de sodium puant la résine de cannabis ,assidument, nettoyaient les quartiers nord de toutes ces villes et cela ne choquait plus personne que de voir enfin les voleurs et suceurs enfin arrêtés pour un rien. Mais si je me suis attardé sur cette truculente affaire ? c’est qu’il y avait anguille sous roche. Travaillant de nombreuses nuits ! j’en avais découverts une multitudes de contradictions concernant le prévenu supposé innocent mais continuellement harcelé par les juges ,avides de découvrir les afficionados de ces nuits chaudes .Il y avait quelque chose à creuser, tellement cette arrestation me fut restée, non pas de marbre mais exagérément dubitatif devant un tel scénario. Mais ! je vous laisse découvrir la suite !!.

 

.03.Le présumé innocent dans les griffes d’un tribunal d’exception.

-Je m’appelle Arturo ...........Couillon. Monsieur le juge.

-Appelez -moi ! Président Honoré.......de la dernière chance pour vous. Bon ! votre âge ?.

-J’ai 45 ans ,deux mois ,huit jours et huit heures précisément.........

     Nous sentions cet ancien empereur de la finance un peu à l’ouest d’une médiane qui passait par le bureau du procureur et ce salace juge d’applications des peines , ce pauvre type tranchait dans le vif en nous aspergeant de futiles précisions, cela allait ‘il l’aider ?.pas si sûr !il avait choisi son style de défense ne suivant nullement les conseils de son avocaillon à peine sortir des écoles de la magistrature. Nommé d’office !il ne l’avait vu que trois heures pour s’informer de l’affaire et ! n’avait point rencontré son futur client en tête à tète, uniquement séparé par une glace transparente .........

-De nationalité Belliloise .

-Ce n’est pas une nationalité ? mais une ile perdue aux confins de cette presqu’ile ou personne ne parle Français, mais bénéficie des routes gratuites ? ......

    Quesque cela pouvait bien lui faire à ce juge ,que les bretons roulaient sur des quatre voies sans péages ?.

-Oui ! c’est vrai mais j’y tien !!Monsieur le président.et ! je ne vous permets pas d’insulter ma région.........Elle vaut largement la vôtre !! la canicule en moins !

-Peut-être ! toutes mes excuses ,plates comme votre pays.......ah !ah !ah !

-Pas si plate que ça ! Monsieur le président !

     L’avocat du prévenu avait tranché !! il était du côté de son client en sortant ce bon mot apprécié du public présent comme un calambour de première qualité . Enfin après des jours et des jours d’audiences récurrentes , nous avions enfin ! dans cette affaire nouvelle un avocaillon de qualité, nommé pour défendre l’indéfendable qui se trouvait véritablement prostré dans sa cage de verre en train de se ronger les ongles des pieds. Entouré de deux pandores bien dodus, qui jouaient avec les muselières en métal , roulant des mécaniques certains d’avoir ferré le gros poisson à l’eau de rose, lui ! hochait sa tête constamment . Le public poussait un ouf de soulagement que nous sentions ce vent de la haine disparaitre du coté des éducateurs de rues tous alignés pour se repaitre de ce supposé triste sire , leur interdisant continuellement l’entrée de cette boite particulière toujours avec le coup de boule néfaste. Cette boite se nommait Le Miroir Aux Alouettes, nom donné par soucis d’équité pour ne froisser personne en cas de mauvaise chute dans le jacousi aux multiples combinaisons.

-Maitre Balivernes je ne vous ai pas donné la parole à ce que je sache ? Bon ! reprenons !

-Et votre adresse monsieur Couillon ?.

-Silence dans la salle !! sinon ! je fais évacuer......

-Rue des exilés au numéro 69 plus exactement.

-Votre profession ?

-Videur de boites à........échangismes ,Monsieur le président.

-Ce n’est pas votre véritable profession, à ce que je saches.

-Objection Monsieur le président !.Les antécédents à mon client ne doivent nullement rentrer dans ce procès d‘opérette.

-Objection retenue........Monsieur Balivernes...Nous n’y reviendrons plus !..........

       Ce type n’avait rien à faire ici, surpris dans cette boite lors d’un sombre assassinat de deux couples libertins, dans la même semaine , il semblait faire figure de disjoncteur, allait payer pour les autres. Enfin ! pour ces gens de la haute bourgeoisie ,venus faire leurs emplettes de sexes à bon compte, cette bonasse rustine à son corps défendant ! fut , seras plongée dans le grand bain d’une rivalité entre pauvres et riches bandants pout des nuits fastueuses. Arrêté dans les cuisines d’un sous-sol imperméable aux secrets d’alcôves , il sera jeté dans la fosse aux lions, et !sans tarder mis en pâture à la presse parlée de cette région des Comminges .J’avais un doute sur la validité de cette réponse d’un président aux abois financièrement, tout le monde savait que ce videur, autrefois grand argentier du pouvoir financier l’avait escroqué de plusieurs millions et ! en plus emballé sa maitresse Charlotte âgée d’à peine seize années dans une suite luxueuse sur la Riviera Italienne. Ce procès n’allait pas accoucher d’une souris mais d’une vérité extravagante pas bonne à raconter pour un juge adepte de jolies fesses sans rayures . Mais continuons à écouter cet homme de lois si imprévoyant que tout le monde connait pour avoir les plus grandes cornes de la république bananière.

-Depuis combien de temps êtes-vous employé dans cette boite ?

-Trois années monsieur le Président...Trois ans et deux mois, exactement : l’âge de ma petite fille.

-Donc ! vous êtes marié ?

-Non-monsieur le Président......je vis seul au 69 de la rue des exilés ,avec ma petite fille et.... .

-Oui ! prévenu et.............

-Charlotte monsieur le président................

-Son nom...de jeune fille ? ....

-Cordey. -Elle ne se nomme pas Couillon ?.......je ne comprends pas ? .

-Mon amie s’appelle Corday ? de son prénom Charlotte !! nous vivons ensemble les nuits de pleine lune.....

-Et votre petite fille ?

-Madelon ! monsieur le Président. Elle est dans la salle Monsieur le Président.

-Vous connaissez le règlement ? pas de famille ici !!Bon ça vas pour cette fois-ci !

     Ce président était quelque part ? extrêmement chanceux , couchant avec Charlotte Corday il avait échappé au pire dans sa baignoire.

.04.Les faits rien que les faits.

    L’histoire datait un peu, du mois de décembre, le 25 !date très courue pour ces afficionados de la couchette artificielle souhaitant mettre le petit Jésus dans la crèche .Depuis cette affreuse date , nous avions remarqué de considérables défections pour donner suite à un horrible décès de ce couple important dans le gouvernement d’alors. Ensuite suivirent de multiples trépas tous dus à un fameux plat de lentilles, avariées diront certains ! pour ma part de journaliste assistant depuis le tout début de l’affaire ! je dirais plutôt ! que quelqu’un avait délibérément mis des doses soporifiques très dures dans les plats de choix proposés à l’entracte de ces rendez-vous de qualité. La crème venait ici rencontrer ces hommes et femmes du milieu politiques surtout, s’en suivaient des orgies de toutes beautés Un seul journaliste avait réussi à rentrer dans ce cercle, il en avait saisi la majorité des entrevues, et ce type attendait dans la salle des témoins . Ce n’est qu’au bout de quatre disparitions inquiétantes, au retour des vacances de neige que le bruit allait s’ébruiter dans les ministères concernés, quatre ministres d’état, deux conseillers en relations républicaines manquaient à ce premier mercredi jour du conseil d guerre lancé par Jupiter.

    Mais que venait faire ce type ici ! chez-nous ? dans ce pays fait de bosses ? et de Nestes .J’espérais fortement que ce président genre ours à Peluche, à la voix douce ,rugueuse ,fusse en mesure de régler ce sulfureux problème rapidement , finalement le libérer rapidement, tellement tout fut cousu de ficelle. Non ! cela n’allait pas se passer comme çà, la pire aventure que devra subir un homme allait se dérouler devant nous pendant treize jours d’affilés , sans aucun arrêt sinon à essayer de lui faire avouer une seconde fois ce qu’il y avait pu lui passer par la tête et de lui rendre gorge dans des affabulations contraires au règlement d’un tribunal d’exception . Par malheur !ce garçon de 45 ans avait le visage buriné, patibulaire, coupé à la serpe ,véritablement et certainement pas un enfant de cœur quand il avait siroté le pastis 51 au bar à Gégène ,c’est vrai que l’alcool peut tuer !mais sur les routes pas dans ces couchettes sombres ou de furieux bruits de couloirs s’ébruitent en permanence sur les oreillers.. Les boites de nuit en avait bien besoin de ces rustres incapables de parler un bon français qu’ils ne s’embarrassaient point de donner le coup de poing envers les absurdités de la nature.

Chapitre.02.

Un charitable témoin oculaire à disposition de la justice.

.01.Comment ?avec très peu de moyens, décrypter une affaire ultra-sensible.

         Dans le viseur de ce magistrat démodé, dans la salle d’à côté, entourée de dizaines de gendarmes casqués , approvisionnés de matraques électriques dernière génération , se trouvait !alignés comme pour une revue d’effectifs ! une gamme de témoins oculaires de toutes sortes .Bien incapables de reconnaitre tous ces protagonistes masqués les jours de crimes et délits, ils fussent loin de ronger leurs freins et n’espéraient qu’une chose : déguerpir en quatrième vitesse de ces lieux insalubres, laissant ce pauvre garçon accusé prendre seul :les coups. Ils seront épiés , décortiqués ,carrières épluchées et malheur à ceux qui auraient trempés dans la soupe bourgeoise, ils se retrouveraient dans la minute dans ce box des inculpés, menottés ;à défaut d’en avoir la tête déjà tranchée par la populaire vindicte .Cette dernière n’espérait qu’une chose , se venger de ces hommes et femmes politiques . Leurs exaspérants portables toujours branchés ,constamment à l’affut de photos ordurières, par malchance ! les avaient confondus pour !finalement en faire des témoins assistés ,incapables de sortir la moindre des paroles. Les signaux inter-télécom.com.. 6G+,avaient donné la position de chacun d’eux aux moments des faits, aucune excuse aucun échappatoire possible, il fallait assumer dire ce qu’ils avaient vus de leurs propres regards .

     Serveuses, serveurs, cuisiniers, préposée aux indispensables sanitaires, vêtements et costumes de carnaval, responsables de la buvette souterraine, ouvriers des jeux interdits, danseuses nues, conférenciers ,patron du bar, ouvreuses, et toutes ces dames de petites vertues se retrouvaient ensembles dans ce couloir d’une mort lente.

      Ne dire comme de ne rien dire de fâcheux, seront les seuls mots à dire ou à ne pas dire.

.02.Les témoins à charges ,à décharges, tous dans le même sac.

     Malheureusement à leurs corps défendants ;au petit matin(6h) de ce fameux jour de l’interpellation générale, après d’apres courses poursuites dans les catacombes transformés en lieux de plaisirs en tous genres , tous ces loyaux serviteurs avaient sur eux de grosses coupures en billets de banque, pas mal de cigarettes de cannabis , ce qui en fera la plus grosse prise jamais faite dans ce petit village pré-montagnard. Cela suffisait pour les encabaner pour quarante-huit heures dans la prison en cours de construction et d’en faire des témoins par manque de preuves . Les disques intégrés dans les smartphones confisqués donnaient de bonnes vidéos pour amateurs éclairés, souvent avec le son , certains parfumés aux accents de ce midi de cocagne, inaudibles pour un type comme moi, mais parfaitement utilisables par les producteurs et ingénieurs du son de la police judiciaire. Ces afficionados de la découverte ponctuelle , sans arrêt en train d’y décortiquer le moindre indice, tout en se frottant leurs parties intimes laissées à l’abandon par leurs épouses parties faires les courses dans les grands magasins, seront les grands gagnants, sauront intelligemment monnayer ces bandes vidéo. Les bonnes fortunes changeaient de mains, les clés de nombreuses Jaguar xType huit cylindres en V ,compris les chauffeurs de maitres ,furent données aux bonnes œuvres de cette féodale police de proximité. Tout le monde y trouvait son compte, sauf ! les récalcitrants témoins emmené par Philadelphia.

       En adeptes de parties fines, de jambes en l’air fastueuses ces observateurs d’un pouvoir infecte, ils (les témoins non-acteurs ), se faisaient tellement discrets qu’ils se fondaient dans la masse gélatineuse du Miroir Aux Alouettes, mais nullement avec un système sophistiqué de recherches nettement moins aléatoires. Tous avaient signé un contrat de confidentialité ne les autorisant nullement à s’épancher sur les désirs inassouvis ou de truculentes et odieuses flagellations organisées au quatrième sous-sol, à l’abri des regards . Rentré comme serviteur dans cette boite, quoique bien rémunéré<3500 euros mois, pourboires astronomiques non compris),leurs laissait des sueurs froides quand les hommes ou femmes politiques enlevaient par m�garde leurs masques pour souffler sur chandelles qui ne voulaient pas>

        Ces indigents en témoignages, d’après mes suppositions !n’allaient faire que de la figuration, marchant à reculons devant le sinistre de ces bonimenteurs cherchant à tout prix l’alternative d’un pouvoir mirobolant. De rares tentatives d’intimidations furent réellement envoyées à leurs domiciles respectifs, de touchantes erreurs feront sursauter en pleine nuit quelques citadins n’ayant rien à voir avec ce projet suicidaire d’une justice abonnée décidément au mur des cons .Coté verbal !:des injures , enfin tout ce qui fait le moyen-âge d’une civilisation à l’agonie cherchant à tout prix l’excuse, fusaient dans le voisinage immédiat.

Comme :à mettre tout le monde dans le même sac !! . Nous passerons sur les voitures endommagées ,allant des pneus crevés aux phares et pare-brise brisés à coups de masses .Mais il y avait bien pire dans la liste des vengeances : de suspectes noyades ,enfants aspirés par des bondes en marche, de multiples attaques dans les piscines municipales ou privées. Les femmes conjointes licenciées de l’administration pour fautes graves, les enfants et petits-enfants virés des écoles de la république, et tous ces chèques d’aides diverses disparus du jour au lendemain pour cause de pénurie de papier timbré. Coté dommages matériels ! ces cambriolages à répétition, les carreaux explosés par des boules de pétanques ,les animaux domestiques occis à l’arme blanche, les habitations brulées et ces bizarres accidents de la route non élucidés, sur les départementales désertes ou ! il ne se passait jamais rien à quatre-vingts kilomètres heure, feront la quatrième page de ce quotidien régional entièrement à la solde de ces moralistes prédicateurs d’un avenir sombre pour nous :les laisser pour compte.

      Normal ! me direz-vous ?et oui !ce lieux de perdition littéraire appartenait ,dans le registre du commerce ! à ce propriétaire aux deux cent mille tirages journalier, ayant pignon sur rue partout où ! cela l’arrangeait. Les derniers récalcitrants, présents à l’audience, ayant pratiquement tout perdu, témoins d’un certain âge se verront offrir des nuits à l’hôtel Excelsior en bonne compagnie, pour les plus jeunes :un chèque de quelques milliers d’Euros, net d’impôts , sortis de la banque centrale d’escomptes, pour services rendus à la Nation. En définitif !ne restaient que trente-trois témoins capables d’enfoncer le clou dans une justice si particulière. Sur ces trente-trois ; nous avions huit hommes et vingt-cinq femmes. L’âge tournait autour de la trentaine bien tassée .

       Le plus jeune ,célibataire, avait vingt-huit ans ,vivait à la colle avec la fille du député du canton, dans une villa louée à petit prix au patron du journal (le Spectre), perchée sur les hauteurs, ces deux oisillons en avait aménagé une rampe pour hélico pour ! y faire venir tous les petits copains parisiens .

         Le plus âgé ,pardon la plus âgée ! avait atteint ses trente-trois printemps de cette année et se trouvait être la maquerelle principale ,aux ordres du patron de la boite à mélanges , véritable et seule concurrente du Miroir Aux Alouettes ,cette emblématique demeure avait brulée trois fois avant d’être reconstruite aux frais des contribuables .

          Pour résumer ce parterre de témoins à charges ou décharges ;nous avions huit célibataires, trois pacsés, le reste partageait la vie avec des femmes ou des hommes de toutes calibres, mariés, divorcés ou pas, cela n’avait que peu d’importance. Aucun couple ne travaillait dans cette crèche, que l’homme ou la femme, l’organisation l’avait voulu dans un soucis d’équité .Licenciés sur le champ le vingt huit janvier, tous pointaient à pole-emploi de Saint-Gaudens, gentille bourgade ,littéralement assoupie sous les vapeurs de son usine de pâte à papiers, certainement faisant partie de la Marque Seveso 2. Décemment ! les autorités ne pouvaient pas mettre un procès de cette taille dans cette ville, les nauséabondes odeurs auraient fait fuir les journalistes du monde entier.

        C’était sans compter sur Philadelphia qui rameutait tous ce petit monde afin de les mettre en droite ligne de dire la vérité !toute la vérité !rien que la vérité, elle avait fort à faire, tellement les désistements de dernières minutes s’allongeaient dans la salle des pas perdus .Depuis les évènements, la chasse était lancée ou plutôt deux types de battues , l’une vers les plénipotentiaires se cachant dans leurs ministères et l’autre nettement plus terrible, envers tous ces témoins(une bonne centaine) qui avaient vu le diable par la queue. Une chose également ! la variole du singe qui faisait des ravages dans ces milieux, en faisait reconnaitre les plus vicieux ,pour eux ! aucun échappatoire possible, leur peau recouverte de pustules épouvantables , ils ne pouvaient en réchapper ,sauf à se maquiller comme un travelos ,mais ! nous en reparlerons plus-tard, à tête reposée, tellement ce sujet nous intéresse dans ce cas précis.

.02.Un homme providentiel à la rescousse de la vérité pas bonne à dire.

      Le plus compétant en matière de reconnaissance anale puis faciale ! se trouvait être un honnête journaliste d’investigation, reconnu internationalement pour être un découvreur de talents. Au fil des ans à prospecter du coté de cette chambre forte qu’était le Miroir Aux Alouettes, il en avait déduit que ! au moins trois personnalités sur quatre ,investies de responsabilités dans les gouvernements successifs, de droite comme de gauche ,avaient plus ou moins trempées dans une luxure de débauches épouvantables ,côtoyant la bacchanale, le sordide et pire encore que je ne pourrais décrire ce que je savais. Bénéficiant de complaisances en haut lieu, ils vaquaient à ces sortes d’occupations dès le vendredi soir, devenu celui du noir ,jusqu’au dimanche soir. Une sorte de secte se trouvait établie entre ces murs de la honte, le journaliste ne pouvait ne pas, pas passer à côté de cette tragédie, prendra Philadelphia comme assistante ,fera son chemin en toute discrétion, de temps en temps se fondra dans cette populace d’un autre siècle, avide de compromis en tous genres. Entièrement couvert par la PJ il en avait fait, ce journaliste ! un énorme recueil d’archives concernant les cinq dernières années d’activités de ce centre de remise en formes appelé au 36 !vulgairement la maison des pommes pourries. Sa situation géographique dans le Sud-Ouest Occitan en faisait la destination préférée, avec pour les plus capés !un atterrissage forcé sur la base militaire de Pau. Ensuite ! prenant l’A64 à contre-sens, entre la ville d’ henry 4. et celle de Montréjeau, ces défilés de voitures feront du gymcana ,histoire de préparer ces convives pour deux soirées mémorables, exponentielles. Ce procès allait durer certainement plus d’une semaine, avec les centaines d’inculpés ,le temps ne passera pas plus vite........

 

.03.Un homme à abattre.

            Arrière, arrière , arrière-petit-fils d’un homme illustre ! il se nommait Monsieur Champollion André-Louis-Philippe, logeait dans un château du coté de Perpignan la Bataille ou de Rennes le Château, cela dépendait d’où soufflait la Tramontane .Soucieux de trouver le trésor des templiers, il vagabondait sans cesse sur ces cailloux des Pyrénées Orientales avide d’y trouver sa conscience tranquille de savoir que le pic du Canigou se trouvait côté Espagnol et non du versant Français. Mais ça ! c’est une autre histoire que je ne saurais décrire comme étant la seule chose ou ne soyons pas d’accord. Ce qui l’amena à s’intéresser à cette adresse ?tout simplement que ce fusse le ballet incessant de voitures noires, sur cette autoroute du soleil des montagnes , aux gyrophares perpétuellement allumés glissant sur le bitume refait à neuf pour le passage de ces voitures rapides. Accompagnées de la gendarmerie nationale, ces caravanes quittant l’autostrade à péage au niveau de Capvern ,payante pour les autres, traversaient, sans crier gare, les localités ,en trombe, écrasant les rares poulets de grain s’aventurant en pleine nuit sur l’asphalte....

-Tout le monde est-’il prêt ?. maintenant que nous connaissons un peu plus l’accusé ,nous allons pouvoir commencer par l’énuméré des faits reprochés. Monsieur le Procureur général ! vous avez la parole. Ne soyez que bref ! pas plus de trois heures....svp !.............

-Merci Monsieur le Président. Les faits sont tellement clairs , qu’il ne me faudra pas plus de quarante minutes.............

-Commençons par le commencement si vous le voulez-bien...................

Chapitre.03.

Début d’un procès sous haute surveillance.

.01Une rafale de jurés propres sur eux, sans peurs et sans reproches.

       Douze jurés ! pas un de moins pas un de plus, la parité respectée la partie de poker menteur pourrait commencer sous de beaux hospices ! six hommes , six femmes ,tous et toutes à point, sélectionnés dans l’annuaire électronique à Jeff Bezos devenu entretemps le roi de la téléphonie mobile. Aucun n’avait de casier judiciaire ne serait-ce rempli d’un seul et unique point d’exclamation à défaut d’un d’interrogation , tous vierges d’écritures , mais ! il y avait un mais ! ces guignols complotaient assidument dans des assemblées générales de randonneurs du secteur de Firminy en Coglès. Finalement !ces loustics de la pente glissante seront choisis après seulement quinze minutes de choix possible : ces douze personnages indispensables à la bonne marche d’un procès d’assises s’installeront les uns après les autres, conquis , fiers de recevoir les regards inquisiteurs d’une salle chauffée à blanc ,essayant d’en reconnaitre certains qui souriaient à tout va comme des petits rats de l’opéra Garnier . Aucun refus de la part de l’avocat de Monsieur Arturo Couillon ,et de la partie adverse représentée par l’avocat général qui n’avait pas encore dit le moindre mot concernant la repentance envisagée de l’inculpé . Pourtant ! cela sentait à plein nez : le coup fourré, comment ce fusse possible ?de n’avoir que des gens d’une même association ?réunis le même jour ,au même endroit à douze jours de leur assemblée générale annuelle qui flairait bon le onze septembre. Certainement pas pour leurs compétences plutôt pour leurs appétences à ne pas savoir à qui trancher la tête d’un énorme nœuds à défaire en cas de malheur d’une ascension du pic Méchant.

      Arturo !dans cette inconfortable problématique, s’il ne réagissait pas en interpellant son avocat dans les minutes suivantes ! se dirigeait tout droit dans la cour d’en bas, sa tête dégoulinante , déboulant sous les planches désunies d’un balcon d’une l’horreur absolue ,baigné de sang , à moins d’avoir la chance de bénéficier d’un prix chez EDF et de choisir la chaise métallique à 40000 volts ,sans aucune surprise de générer une surtension dans ses veines . Cela dépendrait des coupures devenues incessantes qu’il avait bien fallu remettre cet utile couperet entreposé dans le sous-sol du musée Crévin ,redevenu en service commandé par une légère traction sur une vis sans fin, il tranchait dans le vif des sujet devenant hommes de pailles. Nullement besoin de lui mettre la corde au cou à Arturo ? il se la mettrait tout seul, comme un bon gras-double, il hochait constamment du menton, comme pour apprécier à sa juste valeur le léger remue-ménage dans la salle qui commençait à bouger en sa défaveur. L’air en était moite, collant, des masques furent proposés , personne n'en voulu, recrachant les glaires déposées dans leurs poumons cramoisis. Nos chemises enlevées nous faisait ressembler à une horde de touristes débraillés attendant leur tour de rentrer sur la plage du Cap d’Agde embouteillée de maitre nageurs sauveteurs, tous ayant répondu présents pour sauver cette population vivant toute nue toute l’année .L’apocalypse arrivait ? tout tournait rondement, normalement sur cette planète. Nous n’avions plus d’eau potable ,nous buvions du concentré de tomates d’Espagne ,agrémentées de sirop de gingembre, ne resterait plus qu’à boire le sang de ce Christ ?furent les dernières paroles de ce prédicateur à l’entrée du tribunal....

      C’était un bel homme cet Arturo ! , droit dans ses bottes, bien rasé, habillé comme un gentlemen, non marié, père d’une petite fille, ami personnel de Charlotte ,ancienne prostituée à la solde des empereurs du gaz(gouvernement des Zazous) . Un léger nœud papillon en fermait ce cou presque déjà ridé ou ! coulaient de légères gouttes de sueur , je suivais ces descentes d’eau d’un presque robinet d’eau vive, de son front à la fin de la nuque, les rides en ressortaient, il me faisait pitié, dans quelques heures si ! ne faisions rien ce garçon allait partir entouré de trois gardes, peut-être sans pouvoir nous adresser le salut de son âme damnée pour l’éternité ?.. Ce brave type avait une peur panique! cela se voyait à de fins tremblements imperceptibles à l’œil nu mais si délicat, que pour l’homme que je connaissais un peu, pour l’ayant côtoyé devant cette rude porte cochère qui ne s’ouvrait que pour des huiles je me faisais un sang d’encre pour lui et sa petite famille. Nous étions quelques-uns, y compris Monsieur Champollion, miss Philadelphia à avoir de la réelle sympathie pour lui nous étions ! dans ce prétoire ! sorte de pétaudière ? les seuls à en connaitre les aspérités de cette affaire minable d’un homme pris au piège d’une armée de gros rustres de politicards . Chaque juré avait sa photo , ses empreintes digitales, et diverses babioles circulant sur les tables d’objets ,se faisaient des gorges chaudes d’un homme qui n’avait jamais participé à ses troubles de la personnalité .

          Le plus jeune des jurés avait à peine dix-huit ans ,je le reconnaissais à son habituelle barbe de trois jours, des cheveux en bataille comme si ! il allait en livrer une vraie. Il semblait débarquer d’un boite de nuit encore auréolé de danses macabres. Le plus âgé de tous dépassait de trois mois ses quatre-vingt-dix neufs ans .Je ne m’étendrais pas trop sur ce catafalque de mini décideurs, mais en y regardant de près ! tous avaient les cheveux très courts avec la raie du coiffeur sur le côté droit et !cerise sur un gâteau sulfureux ! une légère moustache au-dessus de la lèvre supérieure extrêmement bien fournie . Personne dans l’assistance encore moins l’avocat de la défense et c’est bien dommage ,n’y avait prêté attention, à part Philadelphia qui ! en soulevant le lièvre avait !lors des dernières sessions extraordinaires !déjà fait trembler cette cour d’exception dans ses retranchements à faire et défaire toutes les bonnes vérités.

      Ne vous y trompez-pas ; ces deux demi-douzaine de jurés seront nommés d’office et non choisis par hasard. Ils seront de piètres libertaires à la solde de ces hussards de la république en déliquessance envers ses citoyens , tous délibéreront en moins de ce qu’il faut pour encore envoyer sur la chaise, la majorité des suppliciés. Rien ne pourrait faire changer les tristes habitudes ancrées depuis ces trois années de non-concertations, de flagrant délits d’incompétences et cela ! à tous les niveaux. Le juge et ses accesseurs n’y démordront pas, contre vents et marées, laisserons s’installer dans de confortables fauteuils en osier ces douze apôtres de la soi-disante justice à un coup, espérant du coup les avoir à leurs bottes pour répondre OUI à toutes les questions positives et NON à celles qui seront de tristes négatives. Une légère et fraiche collation leur sera même servi au bout de trente minutes, avec des glaçons à la vanille svp !! il faisait si chaud !! que la majorité des douze dormait ou sommeillait en dodelinant leurs têtes d’abrutisses.

       Je bouillai littéralement devant ce parterre de soumis et de soumises ,fébrilement, avec le secret espoir que quelqu’un remonte ce fil d’ariane composé de la pire des justices expéditive! je regardai ce monsieur Champollion, mademoiselle Philadelphia qui !se concertaient en fond de salle entre deux jobards armés, prêts à en découdre à la moindre saute d’humeur de cette femme merveilleuse envers tous ces démunis de la cervelle. Désemparés ? ils l’étaient à moins !nous échangions par signes, n’ayant aucun portables sur nous, nous n’avions que cette alternative de langages des sourds et muets que je m’évertuai à ressusciter en cachette derrière le planton de service. Ce dernier !un ignare pas possible, incapable de comprendre ce qui se tramait en sous-mains !croyant que je cherchai les toilettes ,allait !fermement m’accompagner au fond d’un nauséeux couloir, j’y rejoignais Philadelphia qui avait eu la bonne idée de montrer son petit doigt vers les bains de bouches .Un brusque brouhaha semblait monter, Elle filait entre deux rangées de chaises branlantes, toutes occupés par de rustres bonhommes de cire, la campagne Commingeoise était de sortie, ne restait plus qu’à les amadouer en leur chantant la Marseillaise sur fond de mélodie ordinaire .Certains allaient lui mettra la main aux fesses ,d’autres iront beaucoup plus loin ne ménageant pas leurs efforts pour soumettre la bestiale femme que fusse Philadelphia ,à son apogée elle en bouchait pas mal et ce fut formidable de la voir leur foutre une calotte en récompense.

     Elle ne s’en offusquait pas, laissant le libéral l’emporter sur la douceur de vivre ce moment intensément, elle était sur une autre planète, certainement plus sympathique que ces rustres types de la bourgeoisie du piémont Pyrénéen payée pour applaudir le châtiment suprême qui fut annoncé longtemps à l’avance dans les journaux Parisiens .

-Silence !! ou je fais évacuer la salle !!!!!!!!!! Fidela !! passez svp !!

       Le juge fulminait de la voir lui voler son succès au travers d’une assistance médusée de voir ce que genre de femme était capable de transformer les foules.

.02.Philadelpiha se confie sur le 01.

         Moi ! sur le bidet 02, elle sur le 01 ; celui des handicapés moteurs, nous allions échanger furtivement, entre deux coup de chasses-d ’eau pour ne pas réveiller le planton de garde ,scrutant la moindre des parcelles de nos paroles, éventuellement de gestes brusques . J’avais furtivement aperçu cette femme que je ne connaissais que par les journaux à scandales , grande , furieusement belle et jolie, elle imprégnait de son odeur délicate ce vestibule menant aux toilettes à la turque pour les suppliciés incapables de s’assoir convenablement .Son nez aquilin tranchait avec un front lisse entièrement recouvert d’une mèche rebelle capable en cas de courant d’air inapproprié , de choisir le bon coté de son front haut en couleur. Bizarrerie de la nature ,ses yeux se rapprochaient ,en faisait une sorte de paire de jumelles asymétriques capables de voir dans le cœur des hommes, j’en était certain, ce regard fut si fulgurant, me laissant quoi sur le dernier geste à faire. Elle ne portait point de lunettes, comparativement à moi qui supportait des binocles achetées à moindre frais au Leclerc de Saint-Gaudens, sorte de loupes à 15 euros, ma mutuelle ne m’offrant guère de satisfactions vue les énormes sommes données tous les mois.

-Bonjour jean !.alors qu’en pense-tu ? de ce simulacre de début de procès ?

-Fidela !! il faut faire quelque chose ! ces jurés ? ce n’est pas possible. Et Champollion ? que pense-t-il ? lui ! le fou de l’information libre ? ou en est-il ? ou pencherait ‘il déjà sur la prochaine affaire, ? celle des rustines et roues crevées dans le dernier tour de France ?.ou de cette piscine à vagues dans le lac de Montréjeau ?qui se fait attendre par manque de subventions 

-Non ! pas du tout !! Mon ami et employeur vas te surprendre encore une fois. Crois-moi. L’affaire peut paraitre pas gagnée moi ! je te jure que ce type vas s’en sortir et que tous ces sales types seront démasqués. De toutes les façons ! nous ferons tout ce que la loi nous permet pour réussir à le sortir de là. Et toi l’écrivain tu vas nous aider en planchant sur un véritable scénario plausible .

-Au fait ! tire la chasse de temps en temps , ça rassure le planton.........

Elle avait peut-être raison, en tant qu’employée d’une société indépendante, ayant pignon sur rue de la tristesse, donnant tous les jours des informations alternatives sur le degrés de la température externe, elle ne pouvait décemment dire ce que son patron pensait en sous-main.

-Que ces toilettes sont dégueulasses !! pas chez-toi ?............

-Oui ! c’est vrai............il ne font pas souvent le ménage au tribunal !!..quelle puanteur ? ....

      Nous ne donnions qu’un misérable dixième de la vérité, ces lieux ,emblématiques d’une justice pour pauvres , sentaient franchement mauvais, des traces de m... sur les murs et surtout des numéros de téléphones inscrits avec les doigts , donnaient une incommensurable tristesse de savoir que ceux qui les avaient écrits n’étaient certainement plus de ce monde.(Ginette ! je t’aime, Victor prend bien soin d’elle, continu à lui faire des câlins, à bas les riches, vive la révolution ,mort au taureaux) et une multitude d’imprévisibles qui donnaient le ton dans ce capharnaüm de fin de monde).J’avais le cœur tellement serré que ! Philadelphia s’en rendait compte ,me passait par-dessous la cloison en plexiglass un mouchoir en papier . A ce moment précis, le 03 s’ouvrait de force, deux pieds se découvraient avec un fut en tergal au raz de ses chaussures ........C’était notre journaliste d’investigations.

-Les amis ! nous sommes mal partis, ou plutôt Arturo ne fera que de la figuration si ! nous ne changeons pas de stratégie, il est cuit avant demain soir !!.ces jurés ne valent rien et ces témoins auront difficilement la partie facile en face de ce procureur .................

-Parle-pas de malheurs..............

-Tu sais Philadelphia ? ce ne serais que le quinzième en deux semaines et par le même tribunal 

-Que faire ?...............

     Les chasses marchaient à pleins gaz, pour couvrir nos voix ils nous fallaient pratiquement échanger à basses transmissions , comme dans mon régiment en Bavière .

-Ecoutez... !.............le planton est parti. Fumer sa clope. Echafaudons ce qui peut l’être encore à cette heure de la matinée ? .......

     Je retrouvai mes deux lascars, Philadelphia finissait de ceinturer le serpentin d’une robe fendue jusqu’à mi-cuisses, elle n’en avait point remis sa culotte en ficelle, ce rustre de paysan en avait arraché les coutures.Cette femme m’attirait non pas par une irréprochable plastique mais par ce petit quelque chose que chaque homme dans la rue discerneras avant tout le monde. Fébrilement ; je refermais également mon fut , décousu , mal rapiécé par celle que j’avais habituellement dans mon lit de cent quatre-vingts.

-Votre braguette !! mon cher...le lundi est branché avec le mardi, chez-vous ? ou vous en faites exprès ?...........

-Pardon !................

      Je n’avais nullement percuté sur ce calembour distribué à la sauvette, bien-sûr que non que je ne fusse jamais en mélange d’un lundi et d’un mardi !.Qu’allait-’elle chercher là ?...... Ses yeux révolvers étaient décidément d’un charme fou que je reprenais mes esprit en mes serrant mes poils de façon qu’il me fallut me tourner pour y remettre de l’ordre précipitamment afin de tout remettre en ordre .

-C’est bientôt fini vous trois ?...........tout le monde vous attends.........

      Ce garde avait la gorge sèche ,la raclait comme si! sa cigarette fusse déjà épuisée ou carrément avalée entière cela ne me surprendrait pas ................

-Oui ! ça vient. Laissez-nous nous rafraichir nos bobines , monsieur l’agent.

       Champollion artiste en découvertes astronomiques , comme son tri-aïeul ! allait proposer la meilleure des solutions , à la pose café , dans à peine vingt minutes ,ils fallait déconnecter cet avocat de tristesse pour y mettre Philadelphia à sa place. Elle avait presque entièrement passée ses diplômes et pourrait certainement renverser la situation précaire de notre client .

-Tu crois que j’en serai capable de renverser ce proc à la noix ?..........

       Ses yeux pétillants , sa chevelure noir cendré, Philadelphia ne pouvait que réussir. Issue d’une noblesse ayant appartenu aux Windsor ,excuser du peu , porteuse d’une très grande fortune personnelle, elle avait décodé le choix de préférer une tout autre direction, celle des rejetés. Arturo se trouvait dans ce cercle immédiat de personnages à sauver. Ce fusse tout à son honneur .Beaucoup de femmes auraient bizuté, décliné et se seraient remplumées dans d’oisives occupations : genre lanceuses de balles de golfs ou de piquets de cricket en Nouvelle Zélande . Son immense renommée d’avocate d’affaires n’ayant jamais franchi sa deuxième année d’étude ,en faisait une véritable cerbère au service des causes perdues. Malgré tout : selon les codes anglo-saxons, elle avait le droit et le devoir de venir à leur secours et ce en toutes circonstances . Elle ne se déplaçait ! en hiver ! uniquement en motoneige, et ! aux beaux jours en vélo-taxi, sorte de Greta Greenberg avant l’heure, ce qui en faisait une égérie d’importance dans la sphère écologique. Concernant sa vie intime ? rien !! que des suppositions hasardeuses de tabloïds recherchant dans les archives photos le moindre indice, la plus petite des provocations, cette respectable demoiselle restait un mystère à découvrir, même son patron ne savait pas grand-chose sur son passé.

.04.Nouvelle donne.

        Eh oui ! il faut quand-même le dire, il n’y avait aucun recours, aucune sorte d’appel, après le jugement, soit ! le prévenu sortait libre de l’enceinte ,libéré de ses chaines rouillées ? soit il fut d’emblée recouvert d’une camisole et ! emmené dans le quartier sombre, celui des peines définitives. Il fallait changer de méthode pour inverser les rôles .........

      Ensuite ! mélangé avec les condamnées hommes et femmes amalgamés il pourrait se laisser vivre pendant trois jours en mangeant des mets de riches apportés par porteurs spéciaux et concoctés par des chefs cuisiniers de renom. Complexes unions sportives et furtives se nouerons entre hommes , se déferont au fil de ces trois jours d’incorporations, ensuite !basta !!..adieu va !..

       Une jurée désignée dans ce lot d’arbres à couper ,tranchait dans ce lot cosmopolite, une jeune blonde aux yeux pétillants , assez rapprochés sur un visage carré, le teint blanchâtre en faisait une sorte d’icone..........le viel homme assis à côté d’elle, dans sa chaise roulante à guidage moral, était aveugle depuis plus de trente années, déglutissait continuellement en sachant pertinemment qu’il ne verrait rien de l’entourloupe. Le reste de la troupe se trouvait relativement stable, semblait écouter depuis le début toutes les élucubrations de la cour des miracles, si ! il y en avait un ?.

-Tu vois Philadelphia ? ces deux là seront notre tasse de thé, je suis persuadé qu’ils sont de notre côté.

      Ce procureur avait une certaine niaque ! celle de démolir toute invraisemblance avec la réalité .Cornaqué ? il l’était ! je pense par ce pouvoir féodal en place .Ce pauvre gars ,revenant encadré par ces deux plantons sentant la vinasse ,devrait rapidement se défaire de son chapelet en corne de rhinocéros . Il ne servait à rien de prier qui que ce soit. Tous les trois étions revenus à nos respectables places. Le procureur reprenait sa lecture, entrait dans le vif du sujet .

.03.Le cave se rebiffe .............

-Accusé Arturo Couillon ! levez-vous, je vais vous lire votre inculpation et le pourquoi et comment vous en êtes arrivé ici.

-Donc ! si je comprends bien vous étiez de garde ,sous le chapiteaux ,ce fameux 24 décembre 2024 entre 19 heures trente et six heures du matin de ce fameux 25 du même mois de la même année. N’hésitez pas à me contredire si ! je me trompe sur les dates et horaires.

         Ce proc était débile ou quoi !!! Nous n’avions encore jamais vu un 24 suivi du 25 d’une autre année ?................Bon ! bref ! reprenons les minutes qui deviendrons de sacrées pièces à convictions, tout le procès allait se passer sur ces plages horaires d’un type ne sachant pas lire sa montre usuelle qu’il ne portait jamais d’ailleurs. En quelques secondes ,le juge sera dépassé, acculé à la rédemption d’une classe possédante imbue de son système machiavélique .Ce fut la révélation de la trente sixième heure, celle où le monde entier retenait son souffle devant les écrans de télévisions , ou ce procès basculera ,plongera dans l’horreur absolue pour ces hauts dignitaires de la république , mais je vous laisserais saliver de nombreux chapitres, tellement ce futur déguisement allait !au départ !s’assombrir et au fur et à mesure des jours d’audiences ,relever au firmament le prolétariat venu en nombre défendre ce reclus . Secourir Arturo devenu la coqueluche d’une classe inférieure .fut et sera la dernière expérience à faire avant la fin, Philadelphia en sera extraordinaire de volonté, Champollion ! avec toutes ses notes en spirales , en recevras les derniers honneurs dus à son grade de journaliste d’investigation, cette histoire remontait le niveau d’une justice menée par un balourd de ministre. Et ce ne fut pas fini que nous allions rentrer dans l’indigeste ..Le public retenait son souffle ................

05.Une histoire d’heures à la Léonard .

-Pourriez-vous nous préciser l’heure exacte d’arrivée et celle du départ ,avant votre retour en fin de matinée ?.

-Je suis arrivé et je ne vais pas vous le répéter cinquante fois !! à 19 heures trente deux précises , reparti faire mes achats de Noel chez Fauchon vers 6h.28 et ! revenu ramasser les miettes du petit déjeuner vers 11 heures quarante-sept du matin, j’y suis resté jusqu’au soir vers vingt-trois heures trente pour ensuite me coucher dans la coursive du gardien des nuits .C’est facile à vérifier la brigade mobile menée par l’adjudant cheffe Martine Cabrol est arrivée en même temps que mon second départ , accompagnée du divisionnaire Marchepied.

-Donc ! entre 6h.28 et 11.heures 47 la boite était vide de son videur principal ?.et entre 11h.48 0et 23 heures trente vous étiez seul aux commandes dans les cuisines ?.

-Evidemment ! la porte était close pour 24 heures non-stop, pour cause d’orgie, sur un plat de lentilles cuisinées par mes soins ........

-Un plat de lentilles ?................vous étiez donc au courant Arturo ? ..........

-Oui.................pour les lentilles ...............mais pas pour le reste...nous n’étions jamais des sections spéciales .......... -Quelles sections spéciales , expliquez-vous !

-Je ne peux divulguer plus monsieur le président !

-Qui ! en avait les clefs de cette porte principale ? à part vous !.

        Le président de séance, butant sur quelque chose s’apparentant à un début d’ouverture promotionnelle de vérités en soldes , avait posé une très bonne question, au bon intervalle dans une série de devinettes tranchantes nullement embarrassantes pour le prévenu. Si lui ! en avait exclusivement la clé ? ou les codes ? peu importe la manière d’y rentrer ! personne d’autre ne pouvait rentrer ou sortir entre cette plage horaire ? ce serait simple comme ‘’c’est bien sûr !’’ dirait en son temps, Raymond Souplex ? mais ce fusse nettement plus compliqué à expliquer au juge qui ! ne comprenait rien à rien sinon de battre son bureau à coups de marteaux aux cris de !! silence dans la salle sinon !! je fais évacuer !!!!.Alors que nous pouvions entendre une mouche voler ,ce censeur, les oreilles remplies d’acouphènes , bousculait les codes de procédures pénales inventées pour un procès fleuve qui rentrerait dans l’histoire d’un cuisinier pas si ordinaire que ça . Le proc ! un brin provocateur jaloux comme pas un !le regarderas d’un œil mauvais, le soupçonnant que ce justicier en matière occulte aurait de toute façon la main la majorité du temps, ne le laissant faire que de la figuration ordinaire, histoire de refroidir son client suant à grosses gouttes . Faisant contre fortune ,bon cœur il soupèsera cette interrogation et !.

-Vous pourrez répondre Couillon.............cela rentre dans la bonne procédure.de répondre au juge en personne cela pourrait ne pas aggraver votre cas ,songez-y .dès maintenant que vous êtes dans la souricière. Qui ,qui vous mèneras directement à la chaise.....

-Monsieur le président ! je proteste devant cette grave accusation .............

     Le juge ne diras rien sur cette provocante affabulation. A chaque fois que le nom du prévenu sortait de la bouche d’un magistrat la salle s’exclamait , virait à la bêtise, la pire que nous avions envisagée. L’avocat s’immisçait dans la rude question.

-Monsieur le Président !pourrais-je donner un avis ?.

-Faites maitre............. -Pourrions-nous nommer mon client par son prénom , et ce ! durant toute la durée du procès ?. -Mais bien sûr ! vous n’avez rien d’autre comme demande ?.

-Non.. ça roule pour nous.................

.06.Interruption de séance cause chaleur..............

      Pour rouler ? ça roulait. 39.5 degré cinq dans la salle , 40.2 dehors , 31.8 dans la réserve à témoins, aucune partie du tribunal ne fut épargnée par cette vague de chaleur caniculaire..................

-la séance est levée elle reprendra dans vingt et une minutes le temps de nous rafraichir.

Chapitre.04.

L’Avocate aristocrate venue de l’ile de Sercq.

.01.Un retournement de situation apprécié dans de grandes manœuvres de contournement 

         Pendant cette longue demi-heure de latence due à la chaleur extrême, la cause fut promptement entendue ,approuvée par toutes les parties prenantes, excepté ce pauvre procureur à la dérive de se savoir une nouvelle fois doublé par cette femme de caractère, parlant mi Anglish -mi ch’timi . Nous étions confinées, sans les jurés, dans une salle adjacente qui sentait bon le renfermé d’un sang A+.Coagulé par la mise en sacs de corps désarticulés ne prenant ! pour la majorité ! pas preneurs pour cause de malheurs dans leurs familles respectives, ce fusse certainement la dure loi des promus chez Saint-Pierre. Les trois parties !l’accusation comme de la défense !en complet désaccord avec le juge, donnèrent au prix d’une sensationnelle partie de dés !finalement ; un blanc-seing pour un radical changement d’avocat. Ne se faisant aucun doute sur la fin probable de ce procès d’assise, le procureur aidé de l’accusation semblait ne rien deviner de la projection imaginée par le trio d’esthètes des causes entendues. A noter dans les annales !une procédure extrêmement rare dans ces configurations autoritaires, l’accusé non menotté ! allait pouvoir discuter, échanger avec nous, signe des temps ? redevenus moins incertains ? la roue tournait quand-même pour tout le monde, dans cinq jours : le missile de croisière à hydrogéna+ venu des confins de l’univers atterrira dans la stratosphère humaine pour mettre tout ce petite monde d’accord. La masse annoncée ! cent millions de kilos-tonnes de matières en fusion ne feront qu’une bouchée de nos attractions diverses. Déjà nos terminaux cérébraux ne répondaient plus aux injonctions d’un pouvoir à la dérive que de fantastiques aurores boréales nous atteignaient en profondeur ;dans nos rêves les plus fous.

-Mes amis ! vous avez une certaine chance de m’avoir dans votre camp ! il ne m’as fallu que de très peu pour que j’aille défendre les Gazaoui installés dans leurs linceuls de poussières.

        Fidela ! de son côté défenseuse des causes perdues dramaturgiques, en voulait à la terre entière ,ne savait plus ou donner de la tète pour défendre l’impossible .Utilisant son immense fortune héritée d’un mariage princier , elle distribuait sans compter pour ses vieux jours aux quatre coins de la planète.

-De toutes les façons ? Fidela ? cette bande de terre arabe logée aux confins de la Méditerranées n’avait que très peu de temps à vivre .

-Comment pouvez-vous dire cela ?jean ! .Qu’elle honte de penser que ces atrocités soient devenues la norme ?.L’Etoile de David ne brille pas pour tout le monde ? vous en êtes d’accord avec moi ?.

           Poussés dans ces retranchement insalubres, d’après elle ? les arrières petits enfantants de l’holocauste finiraient la besogne entamée il y avait cela depuis soixante bonnes années. Qu’en penser !! sinon à leur vendre sans discontinuer des roquettes en chocolat

2..Un émouvant ,mélancolique voyage.

     Mais !à contrario ;cette apparentée Lord :Princesse du courage avait u cette bravoure, le sang-froid ; de sortir du hangar de Balmoral en Ecosse , cet antique Concorde 002 alloué, dans les années soixante-dix aux multiples déplacements de la Reine d’Angleterre. Par un manque flagrant de pièces détachées , de se poser sur le ventre ! dans cette zone marécageuse au nord de Paris(Beauvais), elle en laissera les clefs à ce royal majordome débauché pour l’occasion. Ensuite ! de prendre le premier taxi Ubérisé pour Tobrouk sur Pontoise pour enfin !se déposer sa débrouillardise dans un tortillard de troisième classe. Installée ,en gare d’Austerlitz ,grâce à la bonté d’un énergumène sorti tout de droit de l’enfer lui laissait le coté fenêtre ,en échange d’avoir la vue sur des cuisses puissantes constamment ouvertes vers l’avenir de sauver le monde d’après, son regard portera loin, aussi loin qu’en emporteras le vent du Nord soufflant sans discontinuer .Son lubrique voisin de voyage lui racontera avoir été spolié en faisant de jolies figures avec sa moto tout terrain et ! que les bleues ,franchement énervés lui avalisaient le droit de rentrer à pied. Les heures passaient ,en attendant de contourner la Touraine , les paysages bucoliques de la Beauce et de La brie défilaient doucement, la France presque heureuse se trouvait ici, entre charrues et tracteurs modernes .Le ventre de la nation, nourrie au blé de cette riche région agricole, se découvrait au fur et à mesure de ce train à vapeur .Le vapeur ,non muni de voiles s’élancera vers et dans notre région Occitane dépourvue de trains grandes vitesses, elle y mettra dix-sept heures pour atteindre sa destination .Philadelphia ,encouragée par son voisin de place , acceptera le bouquet de crustacés offert par la direction des chemins de fer français en échange de mini cours d’Anglais à ces Gaulois ne sachant n’y lire et écrire ,que de donner des amendes à 135 Euros . L’arrivée à Toulouse gare fut grandiose, ce train s’arrêtait pour y charger plus de mille marcheurs de Saint -Jacques .Une armée de cœurs sensibles chantait l’apothéose, tout en regardant notre héroïne se mettre son sac sur son dos fragile. Son voisin de voyage fut depuis longtemps sorti du tortillard , en gare de Cahors ;il fut et sera de nouveau interpellé par la brigade spéciale .

-Encore un dans les griffes de la justice !

-C’est pour cela madame ! que nous allons prier ?.rejoignez-nous.

-Mes enfants ! j’ai un autre combat à mener..

.03.Correspondance avec la plèbe des campagnes.

Par malchance ou par chance de verser dans le ravin de Cierp -Gaup ,minuscule bourgade enclavée entre deux monstrueux rochers, le nouveau train proposé par Carole n’était toujours pas en service que Champollion ayant anticipé et fait partie de ces rouages pour une interception réussie. Il allait de son propre chef, finalement la chercher à Matabiau et! fissa !contre l’avis autoritaire de la cheffe de région qui ne prenait que son hélico de service ! la véhiculera dans sa traction avant noire, rescapée des sombres années de conflits entre Français de souche et ces Polonais tout frais arrivés des camps pour remplacer nos plombiers partis flirter avec les filles de Cherbourg. Sur l’immense banquette arrière, raide comme la justice , face à face ,lui !lisant le dernier Spirou sorti des presses de la Cité ; elle ! les derniers avatars de la couronne, avec leur chauffeur Prosper dit La Plume ! urent tout le temps d’échafauder une stratégie pour sauver le soldat Couillon .Le voyage, de 142 kilomètres ,sur une D125 envahie d’herbages brulés par un soleil implacable , entre nids de poules et ornières dues aux orages incessants ne durant que deux minutes, durera plus de deux jours avec une halte bienheureuse au château de Bramevaque ressuscité pour l’occasion par l’oriflamme des ducs des Comminges ayant remis le couvert pour y ressusciter le moyen-âge. Je l’ai avais rejoint dans ces belles ruines , nous finirons d’échafauder une histoire à la Pyrus en nous gavant de Caviar, de foie gras du Gers, de ce bon vin de pays fait pour éliminer nos éternelles angoisses dues à l’hyper concentrations de problèmes .

       Philadelphia !pure contemplative ! allait être émerveillée de voir ces francs cotteras ,cette ancienne et turbulente Garona à sec depuis que les Espagnol de cette petite Suisse du val d’Aran en avait détourné son cours au Trou du Toro .Regardant par la vitre blindée ces brumes de chaleur recouvrant avec majesté les sommets, elle s’extasia ! n’aura que le mot : magnifique à plus d’un titre que ! Champollion le Chauffeur Prosper et moi-même ,commencions à douter des vertues réelles de cette femme ,objet de toutes les convoitises. Dans le coin de mon œil, je regardais ses traits , ils étaient d’une finesse impalpables. J’aurais donné mille deux cents euros, toute ma fortune ! pour que ce voyage dure un siècle. Elle ne m’en laissait nullement le temps en, recroisant ses jambes astronomiques, je perdais le fil en lisant le Spirou à l’envers. Monsieur Champollion me fit ses gros yeux , passait à la page suivante, celle des aventures de Mortimer. Déconcerté de ne pouvoir avancer sur ce terrain glissant , je regardais le paysage défiler, Prosper roulait furieusement, pressé d’aller retrouver sa bergère. Champollion relevait la tête..

-Vous roulez légèrement un peu vite, Prosper !..Couillon peut attendre !

      Nous étions presque arrivés à bon port, rassasiés par les cahots ,nous allions ressortir courbaturés dans cette majestueuse voiture à indicts. Notre chauffeur ralentissait, prenait ce rond-point à contre-sens tout en essayant d’éviter ces encombrants gilets rouges envahissant la chaussée.

-Regardez !!ce petit monde ancestral ramassant les orties le long de la voie ferrée, ces hommes bizarres chantant un patois purement d’ici, ces femmes et enfants courbant l’échine sous les fardeaux de blé ramassés à la vas-vite ? Pourquoi ? tant d’empressement ?.

-Parce qu’ils craignent à forceries ! de ramasser une salve de plombs de la part de ces chasseurs viandards qui ne s’embarrassent d’aucun préjugé .C’est pour ça !Philadelphia ! que notre traction s’en trouve blindée et que nous filons à vive allure .

-Chez-nous !en Ecosse nous les appelons : les cerfs !.s’en est plus commode pour tous.

.04.Un couple de bergers, perdu dans l’immensité d’une combe déserte.

Prosper, au pied du château , tout en étant désolé, nous laissait au milieu de ces ruines recouvertes de vermines . Parti retrouver sa jolie bergère à la cabane de Muscadé, il emmenait avec lui ce chien , neuf et jeune qui servirait de commis à la solde de sa bergère amoureuse de ses montagnes. Ce garçon pauvre comme Job, faisait de la location de chauffeur et en ramenait une misérable liasse de centimes pour pouvoir manger des sardines à l’huile venues tout spécialement de Concarneau . Nous lui fournirons des croissants, trois bouteilles de Champion et basta ! il était déjà en train, couvert de plus de 25 kilos de fret, de courir sur les pentes de ce grandiose pic du Burat lui tendant ces bras monstrueux de ses ravins insondables, de ses laquets asséchés . Pour y retrouver sa douce , deux heures lui suffiront alors que pour moi et mes vielles jambes pleines de varices , il ne me fallait pas moins de quatre heures et demie pour avaler ces 1500 mètres de dénivelées .

       La vieillesse passait par là mais n’enlevait absolument rien à ma perception que j’avais de la liberté sur les cimes . Ce formidable couple d’amoureux vivant dans la plus complète des solitudes, se douchant à l’air libre avec une eau froide venue des profondeurs du Bacanère , semblait avoir verrouillé leurs cerveaux sur un temps donné, ils leurs suffisaient de respirer pour être libre d’échanger ces magnifiques mots d’amour ,ces authentiques baisers furtifs certainement pas volés. L’autre jour, de passage dans leur combe déserte, je les avais croisé, échangé de frugales festivités ,ils m’avait charmé abondamment ! que j’y allais y revenir leur apporter non pas le réconfort !mais quelques actualités bien réelles et surtout de ne pas les oublier durant ces quatre mois de pâtures . La vie vaut la peine d’être vécue, voilà ce que j’en retiendrai lors de mon passage à la cabane de Muscadé. Mais revenons dans cette courte salle derrière la salle principale.

.04.Ignobles restes .

      J’allais néanmoins préciser à Fidela !que trois de ces trépassés en décomposition avancée ,dans la salle de négociations ; ne trouvaient pas chaussures à leurs pieds ? furent, et seront le déclencheur d’un résolution intermédiaire, celle de tourner au plus vite une désastreuse page d’une justice expéditive. Ce ne fussent pas que ces quatre malheureux étourdis ,qui en avait oubliés de donner l’adresse d’un proche ou que ces derniers ne voulant nullement participer à la mise en bouteilles en avaient décliné l’offre de reprise au prix exorbitant de 10500 euros ?.Pour ma part ! ces pièces détachées rassemblées dans un tas d’ignobles immondices ne me faisait nullement sourire, non pas parce que ce ne fussent que des pauvres humains à la solde des riches possédants de luxure !mais que tout pourrait arriver sur ce bas monde et ce ! à tout la population livrée à elle-même y compris ma pomme. J’en frissonnais de me savoir entouré de fusils à lunettes astronomiques, de rudes citrouilles recouverts de casques en kevlar équipés de caméras infrarouges. Malgré la chaleur étouffante, nous avions la preuve par ces quatre estropiés ,que la vérité se trouvait ici entre ces quatre murs éclaboussés de honte. Nous ne pouvions rien dire, ne pas prendre de clichés, de vidéos , à peine capables de respirer ces relents de gaz putréfiés ,tellement l’ambiance s’en trouvait délicate ? nous étions épiés, surveillés, au moindre geste de désaccord !nulle part où aller, qu’une envie de déguerpir au plus vite .Avec mes deux amis, nous avions pourtant pesé le pour et le contre ,fait un choix cornélien de rester dans la place ; mais la soif d’avoir une belle justice en avait aboli les frontières d’un égoïsme forcené .Pour être honnêtes avec -vous chers lecteurs, le pouvoir des juges atteignant son paroxisme, nous en avions une preuve supplémentaire de la réalité se profilant dans les ministères concernés qui ne s’embarrassant d’aucuns préjugés allaient escarbiller ce pauvre Arturo ,déposé ici comme un malpropre, par une justice expéditive à l’emporte tète. Nous ne pouvions pas ! ne pas jeter l’éponge comme ce boxeur cabossé qui n’attends que le gond d’un ultime round , pour souffler et cracher toutes ses dents élimées par le plaisir de recevoir en contrepartie de toucher quelques centaines d’euros .La vie sur la terre montrait ses limites, bonjour les dégâts comme me disait l’oncle Alphonse en tapant sur son enclume de frère.

.05.Rapides échanges entre accusé et défenseurs.

       Exceptionnellement ! l’accusé Arturo ayant participé aux spéculations entre les trois parties, acquiesçait machinalement ce que Champollion ,Philadelphia et moi-même pourraient apporter non pas : avec de l’huile de colza sur le feu, mais sur sa rédemption à faire passer la pilule au juge et ce ! en toute confidentialité de lui faire battre sa coulpe .Nous nous battions, finalement pas pour un bourgeois battant pavillon du pouvoir en place, mais pour un pauvre hère déboussolé ne comprenant rien à rien ,suçant son pouce en permanence, naviguant entre insouciance et volupté de se savoir trahi par sa base ecclésiastique partie jouer au poker à Rome . En y regardant de plus prêt Fidela y remarquera un énorme abcès surmonté d’un furoncle tellement nauséabond ! que je m’en détournais les yeux. Philadelphia y fera un sommaire pansement, nullement écœurée , serra le plus fort possible pour en ressortir le jus blanchâtre à la limite du supportable pour nous les biens pensants. Il nous confiera un peu plus-tard avoir été blessé par les menottes qui !restées coincées pendant dix jours ,en avaient finalement tailladé la chair, jusqu’à l’os. Trente-deux semaines d’enfermement en avait obstrué cette armée de globules pour en faire un bout de membre en putréfaction. Il ne se plaignait nullement, ayant vu bien pire dans les prisons de ce sud-Ouest entièrement ravagé par des moustiques venus d’Afrique du Nord.

-Arturo ? faudra soigner cette verrue purulente après votre acquittement !.Si nous gagnions ce procès ?. Et ! nous allons le gagner ,il ne faudrait pas que finissiez dans les urgences de Saint-Gaudens à subir une trépanation folledingue par le docteur Follamour logeant au troisième étage .

         Elle avait entièrement raison, les urgences de cet hôpital refait à neuf, ,saturées avaient depuis longtemps fait une sélection entre les vrais malades et les biens portants se portant pales pour ne pas aller au front. Ce fameux troisième étage servait de lance -bananes pour envoyer jusqu’au lac de Montréjeau les sujets indisposés. Les commandants de régions faisaient d’infamantes propositions dont celle de s’engager pour l’euro symbolique pour tout individu ayant un casier. Arturo en avait refusé le principe, ses démêlés avec la justice financière, il y avait déjà quatre bonnes années ne l’avait pas du tout rabiboché avec le système. Malheureusement tout se rattrape au fil du temps, il tombera dans la pire course poursuite qui c’était engagée contre lui. Arrêté dans cette boite en train de cuire un plat de lentilles à l’étouffée ,il lèvera les bras pour rentrer dans l’autobus de la discorde.

-Vous avez bien compris notre message Arturo ?.............

-J’y penserais !! j’y penserais !! sortez moi de là mes amis !! je n’en peux plus de cette odeur.

-Tout vas bien Arturo, comme vous , nous saturons au niveau de nos narines . La messe n’est pas encore dite !! et mon sermon sera à la hauteur de mes prétentions ! je vous le promets ! et si cela se passe mal ! je vous jure ,avec Jean et Monsieur Champollion ici présents ! de vous empaqueter proprement dans un seul sac et non mélangé comme ces quatre-là !Au-moins ! nous pourrons vous mettra la médaille !.Et ! ne vous inquiétez pas pour les honoraires, nous ferons grâce de la TVA à votre amie Georgette .

-Merci mes amis c’est déjà sympa de compter sur ses derniers compagnons !.vous comptez me défendre comment ?. On vous dit Anglaise de souche, de la famille Royale ?.....c’est vrai ? ou un canulars ? .............

          Fidela ne répondras pas, ne voulant pas semer le trouble, inculquer le moindre doute dans la tête de son potentiel client si avide de ses deniers .

-Déjà !je pense regarder vos horaires , quelque chose cloche ,bon nous verrons !et puis il faudra nous dire la vérité sur ces champions de la luxure, je veux parler de ces ministres que personne ne désire accuser. Arturo ! pensez ’y. Préparez-vous à en dire un peu plus !...et !! faites nous sauter la banque !! ..........

       Avec Champollion ,nous allions découvrir une autre femme pas celle que nous avions réceptionné à Matabiau. Elle avait un sens inné de la répartie et c’est pour cela que les juges et consorts ne l’aimaient pas. De notre côté salut public ! fervents défenseurs de causes perdues, nous allions nous battre jusqu’au bout des débats, quitte à mettre un véritable chafouinage dans ces têtes de débardeurs de troncs si avides de femmes faciles . Nous allions finalement !pour fêter une entente plus que cordiale , boire une bière à la santé d’Arturo tout en lui précisant nos honoraires ne dépassant pas les dix euros la minute, taxes comprises . Un compromis sera réévalué pour rembourser sa dette envers cet avocat rejeté, intérêt compris il allait s’en tirer par un prêt à la caisse d’Epargne la plus proche, celle de Saint -Gaudens tenue par un jeune pinceau à barbe de huit jours. Tout le monde allait y trouver son compte, mais il fallait jouer des coudes, ce procureur avait plus d’un tour dans son sac , certainement capable si Fidela n'en prenait garde de jeter cet ahuri dans la fosse recouverte de sciure .

          Au final !un juge absent ? un procureur en train de sucer une glace à la vanille fraise, des jurés roupillant dans des chaises en osier, percées, un public lisant le Figaro Magazine tout juste sorti des Presses de La Cité Toulousaine et cet accusé faisant des mots fléchés avec une pomme sur la tête, attendant qu’un certain Guillaume affute ses flèches parfumées à l’oseille .Nous avions la parfaite symbiose d’un ensemble , public compris ,de décideurs à la fois franchouillards, relativement biens dans tous ses états d’assister à la pire créature de l’homme :la mise en conformité d’un rustre paysan venu par un pur hasard ,prêter main forte à ce patron de boite d’échanges de corps fortunés. Je retrouvais mon premier adjoint de mon village en train de ruminer qu’il en avait marre de tout, de servir de nettoyeur ultime, de servir d’homme à tout faire et surtout ! de compter ses dernières brebis disponibles pour la chasse aux sangliers qui s’annonçait prometteuse en septembre. Tellement ces goinfres à quatre pattes ,avalant goulument le mais sur pied , faisaient des ravages dans la station de sports d’hiver réouverte au public venant des département limitrophes beaucoup plus chanceux d’avoir un remonte pente en marche ou d’avoir une piscine pour les sales gosses lançant des pétards toutes les nuits dans cette bonne ville de province .Pour de rares fois dans l’année ces gens ! habitants les cités pourront arpenter les sentiers en scandales et baskets tout en laissant leurs excréments en travers des chemins. Normal ! me direz-vous il n’y avait plus de bennes à touristes pour y aller marcher sur les prés carrés d’habitants du coin. Je remarquais John, mon préféré en recherches préhistoriques, se grattant sa tète tout en s’enfonçant son chapeau de paille sur son ultime caillou personnel. Nous avions toute la crème et la semelle de notre voisinage immédiat.

.06.Un avocat sachant compter.

       L’avocat, commis d’office, évincé, se passant son tire-jus puant le soufre ,sur un front dégarni de sagesse, auréolé d’une défense aux abois fut irrévocablement mis sur la touche, remisé dans un placard ,pour y feuilleter ,pendant des années la complexité d’un code civil et d’un droit bien à la française ,capable de faire d’une accusation minime ,une véritable sauce à l’embrouille. Il fusse évident que toutes ces lois inventées par cette multitude de hauts fonctionnaires, ensuite étudiées sur un oreiller dans les huttes des assemblées participatives à une bonne gestion des droits et devoirs, faisait que plus personne n’y comprenait plus rien. 

D’où ! les tribunaux d’exception comme au bon vieux temps des Salazar, Pinochet ,Castro et consorts, genres : les affreux Colonels Grecques, pour nous les plus de soixante ans ayant vécu non pas les incendies de forêts autour de l’Acropole ,mais des tirs monstrueux aux pigeons que furent ces habitants restants d’une autre guerre fratricide. Il avait fallu débourser, pour se séparer de cet avocaillon minable : la modique somme de trente mille euros en espèces sonnantes et trébuchantes entre ses doigts manucurés par la saucisse du coin , cet argent provenant d’une cagnotte allait bien nous aider .Ce minable avocat savait compter !. La procédure fusse allègrement détournée ! que nous allions ne pas perdre une seule seconde entre la fin des débats entre nous et ce retour dans l’arène. Arturo donnait son consentement en signant une reconnaissance de dettes que !sans tarder Philadelphia allait emprunter à ce confrère imberbe sa robe spéciale ,chiffonnée ,mal repassée , percée de trous de mites. Cette façon à ressembler à quelque chose dans l’arène, que déjà les médias s’interposaient entre ce bureau prêté et ce hangar étouffant de chaleur !

.07. Philadelphia la Robin des bois soulageant les Pauvres revenait aux affaires..........

     Ces procès tentaculaires, à la chaine , ne se faisaient plus dans le tribunal mais dans une annexe jouxtant l’immeuble, fait de bric et de broc , un toit de tôles de couleur rouge, non isolées par soucis d’économies , y avait été remis provisoirement par le couvreur de mon bled, après les dévastatrices averses de grêles du mois dernier. Nous savions tous que le provisoire fusse plutôt fait pour durer, dans un pays comme le nôtre c’était de notoriété publique que les sous valsaient plutôt dans les poches des élus que dans les nôtres. Le juge !ses accesseurs , ses commis travaillant d’arrache plumes , plutôt accaparés à siroter des absinthes à la file ne dirons rien de plus que de donner leur aval pour définitivement détruquer ce mal Français qui rongeait notre société.

          Le code pénal sous son bras, une paire de lunette à double vues, quoique ayant une excellente clairvoyance, Philadelphia avait fière allure, faisait forte impression dans la salle. Les partisans d’une justice arbitraire ,s’énervaient de revoir cette femme ! il la connaissaient sur le bout des doigts, souvent ! dans des procès ou ! la défense déclinait, ils avaient affaire à ce monstre de langages, détricotant un à un tous les arguments pour y envoyer au bagne n’importe quel conscrit .

-Jean ! peux-tu m’aider à changer de robe ?.

-Mais bien sur Fidela, attends .......et j’arrive tout de suite. Le temps de finir ma san-Miguel.....

       De nouveau dans les parties réservées aux témoins partis boire de l’eau fraiche, j’aidais cette femme à se désaccoutrer de son immense pèlerine de soie, je découvrais une véritable armature de muscles , recouverte d’un unique caleçon transparent, laissant apparaitre une éclatante santé à se faire désirer .Elle s’en fichait pas mal de se découvrir devant moi, ira jusqu’à me demander de lui brosser sa chevelure ce que je ferais délicatement en prenant soin de ne rien arracher, j’en ferais comme un véritable artiste coiffeur : un joli chignon redonnant une certaine prestance à l’ensemble, ne manquait plus que le chapeau pour couronner l’ensemble . Monsieur Champollion étant parti donner des nouvelles à l’extérieur, s’imagineras le pire e me savoir seul en sa compagnie .Non ! mille-fois non cette femme d’extrême vertue ne pourrait jamais se libérer de la sorte. Sa robe noire empruntée à un confrère lui sciait de façon géniale, époustouflante elle était formidable elle seras dans ce prétoire ou l’on ne prête à personne le soin de défendre efficacement. Quelque chose brillait dans ses prunelles , quelque truc d’agréable .

-Sers-moi un café stp ! Jean je crois que je vais en avoir bien besoin !.Arturo est le plus bête accusé que j’e n’ai jamais u à défendre. A moins que ce ne fusse que de l’eau qui dort ! ce type ?.

-Court ou long Fidela ?.........

-Court et sans sucre...........

        Le breuvage coulait déjà de l’Expresso ,qu’elle le portait à ses lèvres, me regardant elle soupirait................

-Je ne sais pas si c’est une bonne idée ? d’avoir mis à la porte l’autre andouille d’avocaillon, finalement avec son accent beagle il aurait pu faire diversion et répondre aux questions très lentement ?........fait -moi en un second........Jean ....et Champollion il arrives ?.

-Oui je viens......je viens d’envoyer un fax à l’agence. Casimir te souhaites bonne chance. Si tu veux le savoir ? il t’invites ce soir à souper à l’Auberge Tiède.......

-Quel couard ce type ! il pourras m’attendre longtemps !.

         Le deuxième Nespresso n’u pas le remps de sortir du percolateur que la cloche sonnait dans la salle de jugement, nous rappelait que nous étions quand-même à un procès d’assises ,statuant sur la vie d’un homme livré en pâture . Elle allait s’emparer de cette tasse........que nous allions nous rencontrer .....

-Philadelphia !!

-Oui Jean !.

-Il est bon mon café ?..............

-Très correct ? pourquoi cette question ? .............

       Mes mots ne sortaient pas. Ou ne voulaient pas sortir !.....................que............

-Il faut leur rentrer dedans, il faut ne rien lâcher, nous serons tous à tes cotés , et si tu arrives à renverser la situation ? nous aurons la salle avec nous et tous les médias présents dans cette arène.

-Oui, peut-être ? mais ce procureur ............en a de bien accrochées !

Mon sang ne faisait qu’un tour. Comment pouvait ‘elle savoir ce détail intime chez ce procureur............

-Ce n’est pas ce que tu crois !Ce type en a ! bien sûr ,mais tellement petites qu’ils s’en est fait une raison.

-Comment peux-tu savoir ce secret d’alcôves ?.

-Ce n’est pas ce que tu crois ! jean !! Pendant la crise des cerises empoisonnées ,j’étais aux avants postes et !en tant qu’infirmière remplaçante, j’ai visité toutes ces boites à pilules et ! ce que je peux te dire c’est que cet âne est trempé jusqu’au cou ,ainsi que le juge d’ailleurs. Je vais me régaler ,attends toi à des surprises colossales.

-Bon Monsieur Champollion, êtes-vous prêt à les cornaquer ? .

-Je suis ok..............

-Jean est -tu d’accord pour en faire une originale nouvelle ?

-Je suis ok............nous sommes avec toi Philadelphia.

      Cela venait du cœur !......Nous étions bras dessus bras dessous , tous les trois, en marche vers ce procès du diable, nous avions les armes de citoyens avides de revanche, ils allaient voir ce qu’ils allaient voir. Arturo ne fut malheureusement qu’un prétexte pour renverser cette vapeur étouffante et remonter le moral à ces pauvres gens consternés de ne plus pouvoir voter dans des isoloirs transparents. Nous avions, dans cette salle d’audience , véritablement un panier de crabes au sommet de cette pyramide abjecte ,elle officiait depuis trois mois, sans discontinuer en distribuant à tous vas des peines capitales. Ou allions-nous ? je ne l’avais pas encore, mais !nous avions de quoi faire sauter la République Française.

-A notre perte ! Jean !!Allez il est temps, je te laisses avec Champollion, faites moi signe si quelque chose cloche dans mes argumentaires, et pour Arturo In-challa ! de toutes les façons ce n’est pas le premier et certainement pas le dernier à y laisser sa pipe.

A suivre chapitre.05.JD.

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