La Vie Simple.

La vie simple .

De 1952

à

nos jours.

D’après une idée originale de Jean Decier.

 

Toutes interférences, ressemblances avec des personnages vivants ou absents, ne sont que pures coïncidences, certainement sorties de ma fertile imagination.

second semestre 2022.....

enfin!.................... écrire ? est un cri !............

La vie simple ..mes chapitres.

Liste des chapitres.

.Page.03. Préface de l’auteur. Introduction.

.Page.06. Chapitre.01. le début d’une épithaphe.

.Page.11. Chapitre.02. un chouilla de génération .Ok.boomers.

.Page.20. Chapitre.03. Une ville! une région.

.Page.23. Chapitre.04.  La trame de l'histoire.  

.Page.27. Chapitre.05.  Un rève à portée de bras,la vie du rail.

.Page.35. Chapitre.06. Une nouvelle société se profile.en écritures

.Page.000.. Chapitre.07. en écritures.

.Page.000. Chapitre.08.en écroitures

page.000. Chapitre.09en écritures.

Page.000.Chapitre.10.en écritures.

 

La vie Simple.

Ou ?

Ecrire est un cri !

.00.Préface de l’auteur.

.00.Un mirage.

Dans ce délicieux ,capricieux ,de ma part ! un zeste prétentieux !voici l’essai écriturial ,qui fut , seras le numéro deux dans la longue liste déjà écrite lors de ce fameux confinement en 2019.

Je vous confirme que ! je suis peut-être ?béni des Dieux de l’olympe, d’avoir gravi cette montagne d’incertitudes ,pour avoir réalisé mon rêve : d’avoir la chance d’écrire sans tabous et sans frontières, de me faire plaisir !tout simplement et ! d’en faire bénéficier les autres(vous en l’occurrence).Vous qui attendez le soir ! après votre travail ou dans les transport en commun ce message sur votre téléphone portable ou votre tablette, je vais vous rassurer ..je vais continuer d’écrire ..jusqu’à plus soif !c’est écrit dans ma ligne de vie, c’est moi qui vous le dit !. Dans une sorte de futur monologue entre vous et moi ! je vais essayer de vous raconter ,vous relater du mieux possible ,à ma façon ,suivant ces souvenirs désormais disparus , cette existence simple d’un homme devenu le providentiel, sage baby boomer devenu ,en compagnie de millions d’autres !cette plaie béante de votre époque, ceux à qui il faut payer tous les neufs du mois une minime somme d’argent pour qu’il puisse manger à leur faim .En ce qui concerne notre acteur !.

Arrivé par un pur hasard ,comme la plupart d’entre- vous , un beau jour, sur la planète bleue nommée Gaia ( la terre) ,il aura vécu tout ce qu’un être vivant du vingtième siècle ,aurait pu profiter sans aucune amertume ,ni lamentations. Les regrets ? il les laisseras pour les jamais contents ; les pleurnichards de tous bords cherchant midi à quatorze heures tous les 36 du mois à attendre que tout leur arrive comme dans un providentiel jeu du loto au coin de votre rue des soupirs inassouvis . Bénéficiant des largesses d’une jeune société recherchant son juste équilibre après la seconde guerre mondiale ,avec des parents rudes mais partageurs ! il donnera dans du cri et chuchotement au début, puis rentreras dans le vif du sujet un peu plus tard pour devenir un homme prêt à construire notre ,votre France si débrouillarde des années soixante . Pour la faire simple et courtoise envers vous ! mes amis lecteurs et lectrices, je vais me mettre dans la peau du personnage , quitte à renverser la vapeur d’une chronique loin d’être superficielle d’avoir une vie bien remplie derrière lui, il ne m’en tiendras certainement pas rigueur, il comprendras certainement la teneur de l’histoire partis pour faire un tube de Sheila, gravé sur un 45 tours rayé par les années qui passent sans prévenir personne.

.01.Introduction.

Un soir de novembre dans ce vingtième siècle tellement captivant , je serais ! non pas le fruit, résultant d’une loterie nationale ou des gueules cassées pour donner suite à la grande guerre ? mais ! le deux cent quatre-vingts : numéro de la journée dans cette bonne ville de province , à plus de six heures de train à vapeur de la capitale , mais ! je vous laisse découvrir ce régime de fruits et de saveurs dans les prochains chapitres, de percevoir les aléas ,bonnes ou mauvaises fortunes d’une vie bien remplie . Je vous rassure, la motorisation électrique est passée par là, celle à hydrogène pointe déjà son nez, que ! je m’en voudrais de ne pas l’essayer un beau jour avec ma carte senior devenue vitale pour le bien de tous de nous voir en bonne santé pour veiller au grain . Vous auriez remarqué évidemment que ! les kilomètres ne se font plus à dos de cheval mais ! à une vitesse TGV que jamais ! je ne dis bien jamais !nous aurions pu imaginer cela dans notre enfance à collectionner les timbres en chocolat Poulain acheté chez notre épicier de la rue Pierre Sémard.

Cela me prendra un certain temps ,peut-être même une décennie, sinon deux ! possiblement que ! je n’en verrais jamais le bout de la chandelle restée allumée par manque d’électricité sur le coin de la cheminée. Classique et conforme tant il me faudra travailler ,triturer ,élaborer avec le plus grand soin mes chapitres que j’espèrent des plus parfaits ! pour enfin récupérer le plaisir de raconter toutes ces calembredaines détaillées d’une vie simple , finalement ! pas si lointaine que ça. Pendant cette jeunesse d’une retraite bien méritée , il me faudra œuvrer avec acharnement, presque ! soulever, pendant des heures , des montagnes de souvenirs neuronaux. Des mois ,certainement des années me seront nécessaires pour réouvrir tous ces tiroirs fermés dans ma caboche vielle , comme mes chroniques ,transformées en sortes de réminiscences évaporées . Au fur et à mesure de mes gribouillages , je rallongerais les lignes, paragraphes , modifierais en profondeur les chapitres déjà en ligne sur jyc31.fr ,réaménagerais mes syntaxes, pour me remémorer et , tenter d’écrire toutes ces brides d’écritures composées d’anecdotes , d’indiscrétions, de cancans ,de bavardages à voix basses , de rumeurs en sourdines , dorénavant , appartenant tous et toutes ! au passé simple mais !réellement bien composé. Elles seront ! finalement ,reconstituées durant ma vie actuelle et future mais ! vous vous en doutez bien ? certainement pas éternelle.

Dans ces aventures ,je ne serais pas le (maitre des horloges) loin de mon pouvoir de faire et de défaire ,mais ! qu'un simple figurant voyageur apparaissant au passé, d’avoir vécu de temps à autre dans cette famille fondamentale qu’est la société d’hier et d’aujourd’hui .Ce péquin ! naviguant au gré des vents d'Ouest , à des années lumières de notre consortium d'aujourd'hui ,tant décriée par des médias insupportables en racontars que vous désignez comme des fac-new. Ce type !ne sera qu’un simple aventurier amateur dans un véritable théâtre en désordre jouant en plein air une véritable musique . Comme maintenant, sur ces sentiers balisés d’une signalisation abstraite , que j’arpente assidument, je respecterais le linéaire d’une production à bien faire jusqu’au terminus d’un train qui n’arrive pas toujours à l’heure .

Ce récit ! pour la majorité d’entre-vous ! seras certainement bien banal ?d’un conte foutaise exacerbée d’une volonté qui flanche à chaque instant !tellement dérisoire pour une majorité de lecteurs lisant en transversal sans s‘occuper vraiment du sujet. Légèrement outrecuidant pour moi qui bute, chute, revient constamment sur chaque mot, chaque virgule ,point d’exclamation ,suspension ! serait une sorte de fable théorique écrite sans aucune prétention ? sinon ! à déchirer dans les pans de mes impénétrables secrets bien gardés dans le fond de moi-même .Ce fut instruit sans conditions préliminaires de ma part d’ombre laissée de côté pendant si longtemps, maintenant ouverte au vent debout, ce dernier !déchirant ;en feras s’envoler la majorité de mes écrits .Cette foutue chimère que chaque être possède sans trop s’en apercevoir à trop se poser de questions ! je vous la réserve que beaucoup plus loin , disséquée au fil des stries et pages cataloguées dans des chapitres que ! je pense intéressants...c’est le but ! faire accrocher le lecteur pour lui intimer l’ordre de continuer dans les méandres d’une histoire simple à faire pâlir papa et maman se reconnaissant au fil des pages comme étant ceux qui lui ont appris à lire et ! à écrire le soir au lieu de regarder la télé de Vadim et de bardot s’entredéchirant entre deux baisers volés .Pour nous avoir fait attendre pour une vérité toute nue !.

Merci !! maman. Merci papa !! ...

.02.L’envie d’écrire.

Viendra toute seule ,comme si ! je n’avais jamais abandonné ce style que j’espérais romanesque, mais que ! je ne pourrais jamais y accéder, tant la difficulté de bien correspondre ,synchroniser se trouve complexe et innée . Ne rêvons pas, je ne suis et ne serais jamais qu’un écriturien de toc, uniquement capable de disserter sur quelques pans de vie ordinaire ou de nouvelles abracadabrantesques qui ! en fait ! en font le charme d’une approche toute en rondeur ,facile à décrypter, pas trop longue à lire .Cette longue charade serait ! une véridique faribole composée de souvenirs piochés dans ma mémoire pas du tout éléphantesque ? enfin ! je le croyais jusqu’à présent, finalement ! ce n’est qu’une constante encrée chez tout le monde . Travaillant constamment, avec un désir constant de bien faire , je soulèverais des monstres de détails que ! je croyais perdus pour l’éternité.

Je tiens à remercier tous mes personnages ,aimés ,détestés , trépassés ou vivants, ayant participés, collaborés ,souvent fortuitement à ces histoires de familles presques éteintes pour toujours , mais ! réellement bien restructurées dans ces écritures datant des années soi-disante fastes .J'égratigne ,j’écorche, je griffe, je blesse ,j’abime enfin !! j’admire, j’aime,j’adore,et ! surtout ! je ne fais pas semblant ! bien sûr ! pas pour tout le monde , mais ! particulièrement pour certains ou certaines(pas de jaloux)qui se retrouveront plongés dans cette matière qu’est la vie sur la terre de nos ancêtres . A ces gens-là ! Je leur saurais gré de ne pas me le reprocher d’en avoir la dent dure plus d’un demi-siècle plus loin, ce n'était que la juste vérité, peut-être pas bonne à dire ?.J’utiliserais ! pour se faire ! un therme à la mode ........

.La verticalité d’une pensée Unique.

Bonne lecture à toutes et à tous et ! sutout ! à la revoyure pour de nouvelles histoires.

Kenavo.

Jean-Decier.

 

Chapitre.01.

Début d’une épitaphe.

.01.Mais ! la nuit ? c’était avant ?.

Cette existence masculine ,débute dans le début de la première moitié des années cinquante , plus exactement le deux novembre.1952 à .17.h.05 précise, un dimanche !comme par chance ! un jour de foot. C’est inscrit sur notre livret de famille, et ! comme il se trouve infalsifiable, tamponné avec la rage d’un fonctionnaire fatigué par les heures sup., assermenté qu’il ne pourrait être falsifié .Contresigné ? le formulaire d’état , que je ne pourrais que croire que :! ce petit monstre tout gluant, recouvert de gélatine ,pesant le modique poids de trois kilos cinq, fusse bien moi ! sorti tout droit d’un choux fleurs de Bretagne(ritournelle de l’époque pour esquiver les mots crus de l’intervalle) . Je n’étais pas encore dans la lune mais ! non pas sortant de la cuisse de Jupiter mais ! tout bonnement de la lune à maman grande ouverte pour l’occasion d’en sortir son deuxième en quatrième vitesse. La sagefemme ne feras que son travail de sape pour lui arracher des cris d’orfraie, je ne connais pas la durée d’excision, il vaut mieux ne pas savoir le temps passé entre ventre et ciel ou du plafond de la maternité, c’est certainement lugubre pour un petit bébé de se savoir arriver dans des endroits pareils .Mais ! remettons les pendules à l’heure, nous étions dans les années cinquante ou tout ! je dis bien tout !était à reconstruire. L’amour entre les hommes et ces femmes rompues par la fatigue , n’y suffiras pas, il faudra l’acharnement de tous ces petits monstres naissant en cascade pour orienter enfin notre France vers la nouveauté de dire ! faites l’amour et non pas la guerre ! sauf sur les barricades en mai 68 afin de faire valoir notre pouvoir. Mais c’est une autre histoire que je vous développerais en profondeur ,dans les grandes largeurs ,dans un chapitre dédié entièrement à la fabuleuse conquête que l’homme prendra sur les rescapés nantis ayant faits leur beurre en 40.

Ce que j’apprendrais, en sourdine, à mots couverts ,un peu plus tard :As-t’elle souffert ? je vous répondrais :oui !comme toutes autres pauvrettes qui se laissaient faire comme des lépreuses ,dans les pires désuètes alcôves mises à leurs dispositions .Elle me le reprocheras à l’aide de mots subtils toute sa vie durant, me laissant choir à chaque fois que j’entendais cela . Avait-’elle u raison d’en passer par là ? bof ! je ne sais trop rien, toujours est-il que dans ces années-là ,ce fusse la règle non pas de trois mais ! au moins d’en avoir deux à la maison. Rassurez-vous je n’ai pas fait le décompte des mois et des semaines pour en connaitre la date exacte de cette fécondation majeure de la part d’un couple aimant s’extirper, de se dire rarement des mots d’amour, le plus souvent à l’arrache, en totale intimité de ne pas montrer au grand-jour le vif du sujet qui fâche . De toutes les façons, notre salle commune, sorte de cuisine minable , ne comptaient que quatre chaises en formica ,une table rectangulaire avec !en son centre la réchauffeuse d’eau plate pour en faire soit ! le thé ou le café du pauvre qui !souvent boullu donnant foutu !n’avait aucune saveur ,pas comme celui d’aujourd’hui venu de la planète entière pour soulever vos exigeantes papilles gustatives si bien formatées par la réclame actuelle .

Ces fauteuils inconfortables , aux dossier dures comme des planches de fakir, tous identiques, vous allez rire ! seront incapables de tenir sous le poids d’obèses qui ! n’existaient pas encore dans les hlm de nos banlieues propres, tranquilles ,si bien organisées par une armée de concierges tous ou toutes vouées pour le bonheur de leurs locataires payant rubis sur l’ongle leurs loyers modiques. Ces accessoires , chaises tables et armoires en contreplaqué seront et furent durant des années leurs seules richesses, celles de pouvoir déguster, relativement bien assis, les mets préparés par papa artisan cuistot amateur .

Voilà !tout ce que je pourrais vous raconter de cette tranche de vie qui ! ne m’appartient pas , ce fusse certainement un inoubliable concert de louanges de la part de la famille, des oncles et tantes, des voisins, de ma sœur ? pas si sûr !.Elle n’avait pas encore ses sept ans, mais certainement toutes ses dents pour m’avertir qu’il ne me faudrait pas trop prendre de place dans son compartiment de fille unique habituée à jouer toute seule avec ses obsolètes poupées de chiffons aux faces patibulaires si moches . M’avait-’elle sourit, taquiner, pincer mes joues toutes rouges ? caresser mes blonds cheveux ?çà oui c’est sûr ! et certain que ! en tant que première de la lignée de la famille C. , il lui fallait marquer de son empreinte mes molles pommettes, ce qu’elle fit beaucoup plus méchamment , jusqu’à son départ de notre maison . Me donneras-t-elle un tendre baiser, en me prenant, me serrant dans ses bras ?pour soulager sa maman ? sa pensée ? en regarder à la fois papa et sa vie bien entamée ? et ! dans un soupir de soulagement me remettre dans les bras de ma tante Marie, la plus merveilleuse des femmes avec Yvette mon autre tata ......Encore une fois ! pour et concernant cette sœur ! je ne saurais jamais ce qu’elle avait ressenti d’avoir un petit frère pour la première fois dans sa vie de fillette bien costumée pour la circonstance ,de se déplacer en grande pompe à la clinique de la Sagesse ,rentrer dans le saint des saints d’une organisation programmée pour repeupler la France d’alors. Savait-elle ce que la vie nous réservait ?.

Richesse ?fortune ?pauvreté ? ou ! tout simplement une Vie Simple nous attendant, nous tendant ses bras de nous savoir devenir des gens heureux ? .Elle fut fondamentale ? que tout un chacun ,allions mener de notre côté ,à notre guise, comme deux personnages indifférents ? presques des étrangers de l’un et de l’autre. J’en souffrirais, mais ! imperceptiblement quelque chose me disait de ne pas insister et ! c’est encore vrai maintenant. Peut-être une haine ? me direz-vous ? non !je n’irais pas jusque-là alors ! un ressentiment ? peut-être que ce fusse le véritable mot de la fin de ce sous-chapitre interminable , mais si important pour une bonne compréhension de l’histoire.

La prison fusse t’elle dorée ? qu’elle en seras véritablement une partie de ma vie à ne rien dire à n’écouter que ces deux femmes me faire la morale pour un oui ou pour un non, mot que je n’apprendrais certainement par cœur ,tellement il me fut interdit. Mes mots sont terribles, si forts !si puissants ! que j’aimerais les effacer dans la seconde, appuyer sur reset , oublier tout ça ! pour en finir une fois pour toute d’avoir u cette chance de comprendre le pourquoi et le comment d’une vie non partagée .

.02.L’enfance obscure, oubliée dans un mystification permanente.

Scorpion , d’un ascendant inconnu , je serais ! dès le départ un impénitent gentil menteur farfelu, croquant à toutes les sauces les individus qui voudront me faire la peau de banane que j’étais dans cette enfance extraordinairement malicieuse. Je n’étais pas coquin !mais malin !quand je n’étais pas malin, j’étais chafouin. Ca ! vous pouvez me croire !.ce fusse et seras ma marque de fabrique toute ma vie durant jusqu’à ne plus savoir comment arrêter cet irréversible processus. Je ressemblais peut-être à mon oncle Marcel ? il est fort possible que j’en usse des gènes, particulièrement doués pour la lecture et surtout l’écriture ,il m’avait !sur le tard fait rêver . Mais ! comment savoir ? alors que tous ceux que l’on aime disparaissent les uns après les autres ?sans laisser leurs adresses à part celles des cimetières devenus des lots à construire des immeubles en béton.

Maman m’avait-’elle donné son énorme sein à téter ? je ne sais pas ! mais !comme j’ai une excellente disposition à suçoter ceux de Barbara ! je pense que c’est vrai ! que cette maman a bien donné de son corps jeune et plein d’allant non pas à la science mais à son petit garçon réclamant le lait providentiel. Ce couple a certainement dut faire l’amour tous les jours ,avec papa qui n’en demandait certainement pas mieux de la satisfaire au moins une fois par semaines sinon deux ou rien du tout. Nous ne referons pas leurs vies d’avant mon arrivée, ce n’est pas la mienne et je la respecte un tant soit ‘elle , c’est pour tout le monde pareil, il faut s’entretenir et ! pourquoi pas construire une vie à plusieurs !.Pour cette semence ? était-’elle du soir ou ! du matin, ou pire ! de ce fameux démon de midi ?.Seras-t ’elle du genre ! fatiguée ou en pleine forme ? là seras la question à ne pas poser dans ces années chastes, prudes pour ces travailleurs de l’ombre, accaparés par un triste destin d’aller pointer à Clignancourt des quatre heures du matin, là où toutes ces demoiselles faciles font, referont des histoires de tapinage, ensorcelant les hommes en cols blancs dans leurs plus simples appareils relativement bien propinets par l’arrivée de l’eau chaude ?.Rassurez-vous ! papa ne faisait pas partie de ces gens-là, ce monsieur en salopette grise rentrait bien sagement pour voir si sa fratrie fusse au grand complet les jours de fêtes et !si l’humeur devenait hostile ? s’enfermer dans son jardin à semer des pommes de terre nouvelle pour en faire des frites à la végétaline .Ce couple faisait mine de s’aimer, ce fut la mystification permanente cachée au grand-jour.

Petit garçon espiègle ?oui ! je l‘étais ! coquin ? non !.Je ne serais qu’un diablotin farceur et ! surtout facétieux , comme la majorité d’entre-vous.et ! surtout ! envers et contre tous .T’el père t’el fils serait la pleine , entière ,unique justification que je me donnerais en toute bonne conscience pour moi-même et ! évidemment pour les autres, je ne ressemblais nullement à ce père, peut-être un léger soupçon d’introverti mais pas franchement le copier-coller d’un être facile et malléable. J’en ferais ma marque de fabrique, c’est comme ça ! je n’y pourrais pas grand -chose sinon ! à raccommoder la majorité de mon temps les foires - fouillettes indécentes envers cette grande sœur que j’appréciais non pas pour sa miséricorde, mais plutôt pour la fille fouettarde qu’elle fut les jours de ses chaleurs . Je vous rassure, ma ligne de vie n’a pas trop changé, je flirte encore et toujours entre le vrai et le faux , histoire de donner un certain piment à la conversation établie ou stérile, cela dépend d’où vient le vent .

03.Sortie de piste ou l’entrée des artistes sur le chemin aux étoiles .

Sorte de mémoire légère ,cette naissance , elle le sera ! j’en suis sûr et certain ! au tout début ! pétillante ,agrémentée dans la cuisine veillotte, d’un douteux mousseux à petit prix , se déversant dans d’affreux verres de type non pas en Crystal d’Arques , mais de fabrication minable d’arcopal de piètre gamme .Papa ,maman ne roulaient pas sur l’or, loin de là ! uniquement sur des bicyclettes rouillées ou plus tard ! sur une grosse Motobécane et un rutilent solex 3600, 4400 puis ! au faite de sa gloire ! le fameux 4800,maintenant indémodable objet de collection .Je ne criais pas, je beuglais à la cantonade que je fusse le fils de mon père atone , d’une mère houleuse ,grincheuse ,enfin ! le petit frérot d’une grande sœur partiale qui devra ! en bourgeonnant , me laisser un peu de place dans la petite habitation précaire qui ! ne survivra pas à cette famille s’agrandissant au fur et à mesure des années cinquante. Cette mère que j’allais apprendre à connaitre sur le bout des ongles , qui souffrait sans rien dire d’avoir mis au monde son troisième lardon , me couvriras, dans ses bras épais, comme il est coutumier à la naissance d’un nouvel arrivant : de baisers , de caresses et de tendresse ,sans oublier de me remettre en place mes cheveux épars qui ! resteront toute ma vie : récalcitrants envers le démêloir en bois . 

Un peu tard, les claques arriveront en rafales pour détrôner une sagesse malheureusement disparue . Mais ! le principal ! ce jour-là ! était que ! je fusse bien arrivé à l’heure, comme la locomotive à papa , entier sans dommages majeurs, sans virus ni problèmes mécaniques .Je serais emmailloté pour ne plus voir le jour ni la nuit pendant le transfert à l’appartement de mes parents créatifs, certainement bercé dans la camionnette de mon oncle Francis .

Cette programmatique apparition se passe dans la chambre 116 de cette banale maternité qui refusait du monde, tant l’assiduité à se faire des enfants en pagaille, faisait déborder d’heures supplémentaires toute cette noria de sage-femmes , d’infirmières sans aucun diplômes sauf ! à savoir tirer sur le manche pour que tout se passe du mieux possible. Il est regrettable qu’à cette époque ,sauf à faire souffrir ces pauvres femmes devenues pour la circonstance qu’une machine à repeupler notre nation sortant d’un conflit qui n’avait qu’assez duré, il n’était nullement question de soulager les mères porteuses lors de l’accouchement .Vous ferez grâce du moment d’une idyllique conception, bien en peine de connaitre le degré d’attirance de ces deux époux, mais ! je vous confirme que suis bien le bon, caractère identique à papa .

04.Solitude exemplaire d’un petit garçon sous la houlette d’une grande sœur .

Un dimanche de foot ? ( d'où mon sport préféré ) sera l’accomplissement d’une image d’un couple en pleine effervessance, celui de me mettre en deuxième position , place que je ne quitterais jamais , tellement j’avais affaire à la frangine revancharde désirant garder ses prérogatives d’une féminine impeccable ,irréprochable ,finalement ! quand je prenais le temps de la comprendre ! de la contourner ,cette jeune fille ! extrêmement malléable ,facile à dégoupiller, elle seras ma cible. Là !dans ces moments, la grenade devenait inerte, incapable d’atteindre sa cible , j’étais dans ce petit trois pièces sans toilettes : le roi du monde . Que venais-je faire ici ?. C'est déjà très lointain , mais ! toujours encré dans l'arrière-plan de mes souvenirs à jamais gravés. Finalement ! pas du tout disparus ,imbibés dans un jardin secret ,ces réminiscences deviendront ,au fil des années ,lestés dans une sorte de coffre-fort inviolable. Ils en seront inaccessibles à toutes personnes étrangères ou non ,ne possédant pas l’accréditation nécessaire pour m’envahir dans cette solitude permanente ,que je ne déteste aucunement sauf ! à compter le temps restant pour m’en sortir et passer à autre chose de coloré . Tel un passager clandestin dissimulé dans ce tiroir à jamais fermé , que je croyais clos ,caché à jamais dans des souvenirs perdus par une sagesse à pardonner et finalement à passer l’éponge d’une jeunesse plus-que responsable ,j’avais une sourde envie de répertorier cette vie qui ! risquait si je n’en prenais pas garde ! de ne plus m’appartenir .

Comme une confession dans le secret d’une sombre alcôve de ce curé radicalement trop familier auprès de tous ces petits enfants , à nous relater des histoires de ce doux petit Jésus qui devrait nécessairement faire partie de notre famille catholique depuis plusieurs générations .J’ essaierais de sortir le plus possible de vestiges de ce classeur réouvert en temps de crise sanitaire ,quitte à mécontenter quelques êtres vivants ou disparus de mon écran radar devenue ! soudain ! une liberté de penser autre chose . Je serais, le plus sincère , le plus crédible possible, pour explorer ces souvenirs et les décrire dans une des plus pure simplicité spontanée . Ne me connaissant pas encore , vous allez vous dire , pas de quoi en faire un roman d’espionnage ,un plat de brocolis(que je déteste) de flirts ou d’amour à la sauvette.

Chapitre.02.

Un chouilla de génération boomers.

01.Pas d’équivalences possibles ?dans un retour aux sources impossible.

Ce futur ,improbable jouvenceau , atterrira dans cette lignée que vous , les auditoires de ce 21 -ème siècle ultra connecté , appelleront dorée , forcément ! tellement protégée , quelle contribuera à la débauche atmosphérique que les médias nous abreuvent à toutes les sauces, souvent 24 h sur 24 sans interruption sinon de nous aveugler de réclames sucrées, salées à vous faire vomir la pizza expresse livrée par (Uber c’est chouette et pas cher ). C’est vrai que ce 18 octobre 2022 ,chez nous, dans les montagnes il y fait presque 30 degrés ?le soleil nous brule, l’air devient irrespirable, le sable du Sahara vas encore nous recouvrir d’une vilaine couche de couleur ocre, l’eau potable vas devenir si rare qu’elle vas nous manquer, les centrales atomiques vont finir pas stopper par manque de refroidissement, tout s’écroulera comme un château de cartes à jouer à pile ou face notre avenir sur terre avec ! comme seule solution :la voiture électrique. Demander le programme ? non ! cela ne seras pas nécessaire, vous l’avez déjà dans vos assiettes . C’est cousu de fil blanc ! un avenir problématique est en marche. Je vous avais prévenu !.

Et tout ce chambard ? à cause de qui ? de nous les boomers ?.bien sûr !c’est si simple que ça !.Ce Monsieur Blachier ,dans les temps de la covids 19 !plus enclin à courir les plateaux télé qu’à soigner ses patients soufreteux,malades ,nous l’avait suffisamment rabâché ! nous sommes de trop sur sa terre !.Mais vous !qu’auriez-vous fait à notre place ? répondez-moi !!.bon !sang ! ne faites pas les ignorants de ne pas savoir finalement quoi nous reprocher ,à quelle sauce nous manger ?..sinon ! comment nous éliminer ? dans les cimetières ? même la covids n’y as pas réussi ce tour de force. Nous sommes faits de béton de chez Lafargette : Indestructibles nous le sommes, indestructibles nous le seront jusqu’au bout .... et vous !vous en pensez-quoi ? peut-être ? non ?oui ? Ya qu’à faut qu’on ! certainement ! la même chose ,évidemment .Vous auriez vécus ..tout bonnement avec le si peu que nous avions à notre disposition , c’est-à-dire RIEN ou presque rien que notre huile de coude pour démarrer à la manivelle la dauphine d’occase de mon camarade d’atelier qui ! me ramenait le soir à la maison en se monnayant par un sourire de me savoir heureux de ne pas rester sur le bord de la route et de se faire une franche poignée de main, lucide et bien utile , celle qui vous transperce jusqu’au fond de vous-même, celle qui vous adresse un soulagement de n’être pas seul dans ce monde de fou. Le covoiturage existait déjà, ce n’est pas vous qui l’avez inventé ,loin de là ! nous usions jusqu’à plus soif de l’auto-stop totalement gratuit, car en ce temps-là nous étions raccords sur au moins une chose ! nous étions gentils à nous rendre service et non pas se foutre sur la figure dans ces stations-de soi-disant service en panne de carburants pour cause de grévistes ultra bien protégés . Nous n’avions rien ! tout à construire. Sauf à revenir dans un monde bisounours !ça !nous l’avons compris ...Vous ? vous avez tout ,mais que des choses à redire !.

Quel ringard ? oui !certainement que ! je le suis pour vous, mais nullement pauvre d’esprit ,croyez-moi ! mais ! à contrario ;je préfèrerais l’être que de vivre dans le mensonge permanent d’hommes et de femmes absents de résiliences à ne plus savoir quoi faire de bon envers les autres.

.02.Du temps de la reine d’Angleterre et de Léon Zitrone.

Comme dans les romans de Zola, au départ de cette aventure humaine qui sera si bien détaillée dans ces terrifiantes histoires du monde ouvrier à très bas couts , nous allions vivre une fantastique aventure généreuse nous projetant vers ce firmament brillant de mille feux , d’un an 2000 ou les voitures volaient déjà bien au-delà des gratte-ciels perchés dans la brume .Unique vision du futur, nous en écrirons notre livre de messe à ne croire qu’à des mirages incroyables . Nous lisions tellement Jules Verne !. Télévision, une chaine puis deux enfin trois pour les saucisses provinciales ,en noir et blanc, ensuite couleur, le téléphone à cadran mécanique suivra et bien plus tard le minitel rose, en sorte d’accroche-cœurs pour bourreaux de cœurs tendres ,cèdera sa place à cet internet finissant le processus d’une caractéristique liquidation de notre empire évaporé. Un dépôt de bilan s’approchait à grande vitesse, comme les tgv ne s’arrêtant nulle part, il filait les trente voir les quarante nœuds à la pointe des Poulains à Belle-Ile en Mer, proche de la résidence de Sarah-Bernard ce mythique lieu affrontant les éléments de plus en plus déchainés ne seras plus qu’un misérable cailloux en mer d’Iroise . Ces nouveaux outils magiques devenant par la force des choses ! nuisibles ,ils vous enverrons tous dans les limbes d’une génuflexion arbitraire que nous accepterons sans broncher sur des écrans plats ultra haute définition pour vous embobiner d’une culture Wokisme majeure capable de vous soudoyer pour faire de vous des esclaves de la pensée . Méfiez-vous ! les amis.es.la connexion forcée mène à nulle part sauf à vous contraindre d’écouter les futurs empereurs du siècle à venir. Ils ne seront pas forcément rouge ou bleu ou vert ! c’est -là la véritable différence !. Ils iront jusqu’à vous empêcher de rêver et surtout de dormir sur vos deux oreilles. Mais ! comme elles sont bouchées par vos écouteurs numériques. A moins que ?..tout cette abondance tombasse de haut ?.pourquoi pas ?.je ne vous le souhaite pas !.mais !.comme un homme averti en vaut deux !..je vous avais prévenu !....

.03.C’est grave docteur ?

.Oui et non, cela dépends de vous cher malade du temps présent Dans ces années parsemées de friches froides et guerrières, il était de bon ton de réserver une place au cimetière pas comme maintenant ou la mort n’est plus suspecte, pas encore inégalitaire ,et ! c’est tant mieux pour la race humaine . Ce n'est pas moi qui vous contredirais , mais les géants de l'information planétaire ,assemblage de médias déraisonnables envers cette quantité négligeable , appelé les Baby-Boomers , surnommés à tort ! depuis quelques temps OK BOOMERS !! simples héritages d’anciens véritables lanceurs d’alertes et de pavés carrés, mal calibrés , sur les Champs -Elysées , un beau jour de mai 68 ,mois qui ! sera un salutaire déclic dans nos têtes devenues cabotines, chafouines , bouffonnes pour le restant de nos jours à tondre la vérité du voisin, surtout ! pas bonne à dire , mais pas encore à rendre la monnaie de la pièces à ces gourous et autocrates divers qui nous et vous gouvernent depuis la nuit de temps .Je vais reprendre ma narration, mon histoire, ma preuve ! il me fallait vous dire ces simples mots pour ! comprendre que la vérité se trouve au-delà de toutes ces imprécations de bonimenteurs qu’ils soit politiques ou non.

.04.Un couple lavé à l’eau tiède pendant l’occupation.

Nous ne roulions absolument pas sur l'or , nos parents !qui seront déjà vieux à quarante-deux ans et trois mois , ouvriers besogneux , pratiquement privés de congés annuels , se donnaient corps et âmes pour l'éducation de leur progéniture. Celle-ci ! arrivée ! certainement , au hasard d'un assemblage futuriste pour l’époque ,désiré ou non par ce couple disparate ,marié par un accident de chasse pour une pénible grossesse durant l’occupation tapageuse de nazis aux cheveux blonds tordant le cou aux Français pas d’accord avec eux . Ces doryphores , cherchant par tous les moyens possibles ,la fleur au fusil ,furent à conquérir les jolis cœurs disponibles ou non dans la campagne Française. La France qui !allait se mettre en quatre pour mettre du beurre fermier dans les épinards à ces gutturaux boches avides de conquêtes planétaires, ces gueux allaient nous faire des petits .Allez savoir ,je n’étais pas encore sur la place de grève pour vérifier le degré d’amabilité de ces deux compères qui deviendront, au fil du temps passé ,deux belligérants en manque de tendresse, la nuit venue, remplie de retrouvailles affectives , sauf !! à fabriquer , durant une obscurité sans lune ,le futur descendant masculin qui leur manquait à leur collection courte et légère d’une famille sans soucis majeur .

Envahie par une meute de spermatozoïdes lancée à toute berzingue dans les trompes à l’œil de Maman ,béatement ensemencée , certainement un soir d’anniversaire de mariage ou de certificat d’étude primaire atteint avec leurs tripes ,ou ! ce qui me paraitrais le plus plausible dans cette amourette sous un terrifiant orage de début d’été , dans le champ d’avoine à garder le troupeau familial broutant paisiblement sa ration de foin allouée par les autorités d’alors . Vous l’auriez compris ! sortis de ce ventre de notre mère génitrice , nous étions petit fils et fille de paysans du coté de maman .Comme beaucoup d’enfants à cette époque, nous allions garder le troupeaux des grands-parents pendant les grandes vacances scolaires ,autant de dépenses en moins et de bonnes orangeades pour nous .J’en garderais de furtifs souvenirs, ma frangine ? non , elle deviendras l’attentive concierge de la misérable ferme , capable de ramener la meute de bovins toute seule à l’étable. Elle en aurait pu en faire son métier. Ces parents ! drôles d’oiseaux nullement volages , feraient de moi un champion toutes catégories de se savoir le troisième et dernier de la lignée d’une mode qui voulait des familles bien accomplies. Ces ménages , sans un sous vaillant ,capables de repeupler notre France arrimée dorénavant au capitalisme forcené seront obligées de délier leurs porte-monnaies à outrance pour faire fonctionner les grande surfaces . Finalement ! nous ne resterons que deux spécimens en lice pour une acharnée compétition : ma jument de sœur et votre serviteur avide de la faire trembler sur ses fondations . Le premier de cordée, parce qu’il y en avait un ! fut un garçon dont j’ai oublié le prénom, chétif chérubin ayant cassé sa pipe au tout début, lors de ces horribles ravages de cette terrible tuberculose, laissant sur le carreau de nombreux petits monstres à peine arrivés sur terre qui iront se faire fleurir de marguerites de printemps dans des cimetières remplis de cadavres en tous genres ,enterrés à même le sol, histoire de faire du compost à pas cher .J’y échapperais de justesse, je résisterais ........

.05.Ma sœur bienaimée. Sur cette photo prise devant la grande poste , de couleur sépia , une peinture que j'adore beaucoup en tant que photographe éclairé mais restant néanmoins amateur , serait ce cliché certainement commandée , payé à un daguerréotypeur de passage armé de son Leica. C’est bien moi , ce marmot relié par la main gauche , obéissant à cette jeune fille affublée d'un manteau d'un autre âge(nous sommes certainement en hiver 54 ,l’année de l’abbé Pierre qui sauvera la plèbe du carnage hivernal ). C'est en fait ! ma sœur ainée , cette dernière , débarquée du ventre de maman (j'en suis sûr et certain) six ans et trois mois plus tôt ,qui ! dans un compromis familial impérieux, fera office de bonniche à tout faire , sorte de majordome au féminin , chaperonnant son petit frère durant de longues années. Elle passera sans trop jacter sur son sort , à remettre de l'ordre dans mes cheveux blonds tout le temps emmêlés par cet énervant vent d'ouest , ne me regardera même pas grandir , babiller et jouer dans sa petite chambre et peu après ,lui faire de misérables tours pendables à la faire hurler !! non pas de rires mais d’une inouïe sauvagerie à me foutre des claques à tous moments de la journée du jeudi .

Histoire d’apaiser sa conscience de jeune fille pas encore pubère qui se regarderas des heures entières ,en secret dans la glace, en culotte de laine, soutien-gorge trop large ou trop grand ! pour une poitrine triste à regarder. Comme une sorte de miroir à deux faces lui renvoyant sa misérable image dure, sure d’elle et concise elle appliquera sans broncher en s’appliquant à faire sa loi diabolique pour le petit garnement que j’étais à réclamer uniquement des bonbons Kréma.

C'est encore vrai de nos jours , ma chevelure récalcitrante est ! automatiquement et régulièrement remise en ligne par "Celle que j'aime " par - depuis presque cinquante années(que le temps passe vite!) .Mais ! revenons au presque tout début . Avec ses 2555 jours d'avance sur moi , et quelques bons centimètres en plus , cette adolescente, deuxième arrivage de la fratrie , après son grand-frère disparu prématurément , haute de ses un mètre vingt , sans talonnettes ajoutées ,svp ! , me toisera , mais surtout ! sera constamment près de moi , pour me contrôler avec assiduité , pour en résulter, pour se soulager , de salvatrices pénitences quotidiennes. Je serais son souffre-douleurs , surtout les jeudis , jour de congé pour ces écoliers si gentils, la bouche encombrée de swingum us , rentrés dans nos mœurs alimentaires lors d’une grande victoire patriotique qui laissera des traces et quelques malabars dans les nurseries construites à la va vite .Après les tondues de force souvent à tort plus qu'à raison , viendront les femmes objets à apprendre une culture providentielle de saveurs à ne plus rester à la maison.

.06.Pédagogie punitive à outrance.

Attentive à mes moindres faits et gestes me surveillant tel un débile pion de collège, elle me donnera, me forcera à manger , me couchera de bonne heure, m'apprendra à chantonner puis à chanter de concert avec elle les jours rarissimes de bonheur partagé .Enfin ! veillera sur moi, quand je passerais de sombres passages , comme une infirmière non diplômée .Son principal job , fut d'être une seconde et véritable pédagogue assistante d'éducation sanitaire : parfaire , construire , fouetter , gifler , crier ,hurler en l'absence des parents , le vilain petit canard de ce frère bien encombrant dans son petit cercle impénétrable fera ce qu’elle voudra !point d’échappatoire pour lui le petit monstre .L’ainée sera la plus porte,sans aucun ménagement lui imprimera sa marque de fabrique.

Dans cette vie simple , trois femmes ont finalement comptées pour moi , Maman , ma grande sœur, et, bien sûr , et plus tard !! ma formidable femme , adorable perle , rencontrée non pas aux antipodes ensoleillées ,mais ! au hasard de ma vie , mais ce cadeau-là , c'est une autre histoire (à partir du chapitre onze). J'en reviens à ma frangine attentive et scrupuleuse , pour cette demoiselle approximativement parfaite , ce fut, avec le recul , pour elle ! je pense , sept années de gâchées et gaspillées . Au détour de paroles malencontreuses évaporées de sa part ,beaucoup plus tard , elle m’en fera ,sans réfléchir, mais encore est-il possible de réfléchir à un âge certain ? des reproches presque cachés , mais pas inaudibles pour mes oreilles seront toujours et encore attentives .Même, à un âge avancé , la mémoire peut se remobiliser au détour d'une rarissime conversation d'adultes confirmés , et , de refracturer cet idéal structuré par de longues années à oublier .Les paroles restent des paroles , les faits ! rien que des faits , proscris bien-sûr mais définitivement encrés dans ma tête. Avec beaucoup de recul , d'indulgence ,je les accepte de bon-cœur , mais rumine en silence sur ses dérapages verbaux , lancés de sa part sans aucune coïncidences sauf comme toute grande sœur se faire une histoire d’être la plus écoutée de la progéniture .

Je resterais , toute ma vie , éloigné , comme en distanciel , aussi loin que possible sentimentalement parlant de cette orgueilleuse frangine que j'aurais un mal de chien à saisir , tant sa générosité dépassera les bornes . Je remarque que ! au bout de ces quelques phrases , les commentaires à propos de cette grande sœur devenue enfin une femme du monde, mon avis est en train de se modifier !! normal .Si par hasard , un jour elle lit ces quelques lignes , j'espère quelle comprendras , mais ! c'est trop tard .Difficile et compliqué de rencontrer un être rationnellement cher , et , irrationnellement de ne pas pouvoir le serrer affectueusement dans ses bras ,sans aucune arrière-pensées que de se savoir sortis du même ventre .On le fait légèrement , pas trop fort , juste un peu ! par habitude , peut-être pas ! de toute façon nous faisons semblant , une sorte de routine s'installe pour quelques heures , et ! quand viendra l'heure du départ, rien ne se passera , comme si !je ne l'avais pas rencontrée . Au bout de quelques années , dans cette enfance pas rigolote du tout , je serais sa tête à claques préférée . Avec du recul , je comprends ! ses réactions de fille fouettarde , s'occuper d'un rejeton durant son adolescente , ce n’est pas drôle , courir après les jeunes garçons du quartier , c'est sans doute bien plus intéressant et ! je la comprends . Passons .............

.07.Presques riches, les pauvres caves se rebiffent .

Dans ces années d'après-guerre (la deuxième, je ne suis pas si vieux que ça) , nous étions attifés avec pas grand-chose , nos défroques , de qualité irréprochable, faisaient la fierté de notre mère . A la vue de toute le monde , c'est à dire des voisins , la famille , les rares amis ,sa progéniture ne manquait jamais de rien , de la tête aux pieds , nous étions entièrement couverts des plus simples guenilles irréprochables de qualité. Comparativement , les bébés de ce jour, ainsi que les ados délabrés du ciboulot dans ce vingt et unième siècle vont bien se marrer . Ces derniers ; restes à couère d’une société de consommation outrancière ,à la remorque des grandes marques du CAC 40 , ne se reconnaitront certainement pas dans cette allégorie d'un autre temps , s'ils la feuillettent un jour, ce qui m’étonnerais fortement, mais ! de toutes les façons , ces écrits ne sont pas faits pour eux .Nos chaussures , habituellement portées , furent de gros godillots construits pour durer longtemps, gravir les fortes pentes de la rue Du Pré-Botté, un point c’est tout. Nous ne parlions pas de montagne , bien que nous habitions en Bretagne , pays presque plat par excellence .

08.Découvertes d’un vertige ascensionnel. De ces fameuses chaussures montantes aux astronomiques semelles de cuir de vaches ! j'en porte toujours des séquelles, car ! je demeure pour le restant de mes jours (j'espère) , dans ces collines du bas sud-ouest ,région appelée Occitanie, payse accueillante ,si nous y mettons du sien à accepter les différences entre les gens du Nord et ceux de ce Sud abreuvé d’un miraculeux soleil permanent . Mes premiers pas seront hasardeux ,exceptionnellement problématiques pour un gamin de mon âge , aléatoires comme tous les petits garçons grandissant rapidement en mangeant plus de cinq légumes et fruits par jour ouvrable .Un pas en avant , un pas en arrière , presque anormal ,mais ! j’allais apprendre définitivement cet habituel pas de danse en courant vers ma tante Yvette . Quelques chutes et buches , cruches plus loin , une bosse de plus dans mon carnet de santé , me voilà, enfin ! sur les rails de ma vie qui sera linéaire , encombrée de rien, sauf d’avoir le vertige à partir de la deuxième marche d’un escabeau de ménagère . Je poussais vite , gagnant centimètres après centimètres ,sans m’arrêter , malgré de pénibles et multiples maladies infantiles qui failliront me laisser une bonne fois pour toute ,sur le carreau de cet hôpital pour petits diables en construction .Vacciné , à la chaine , comme tous les bambinos de mon âge , je performais déjà vers un périple tracé d’avance .j’étais bien soigné, enfin guéri et sans aucune séquelles .

J’en garderais , à la longue ,quand-même ! une sorte de toc , ne jamais manquer de rien , stylos, paperasses, chaussures, enfin tout pour réussir cette vie des plus banale.

.09.Une histoire de rails à la sauce américaine.

Ce fut règlementaire d'être ! dès maintenant sur ces rails linéaires pour une destinée programmée jusqu’à ma majorité (21 ans) .Elle le sera intégralement pour nos déplacements rapides et uniques , sur le ballast des chemins de fer Français .Papa ,cheminot premier échelon d’un grade ayant disparu depuis, employé à la centrale arrivages, départs des colis , chichement ! en vivait , rapportait à la maison de quoi combler en nourriture de qualité pas trop salée et très infiniment sucrée , achetée à la succursale réservée aux employés pauvres appartenant à cette Sncf. Cette nouvelle entreprise d’état faite pour les petites gens ne sachant quoi faire de leurs dix doigts, avait inventée une distribution exclusive ,celle de la participation de denrées alimentaires à couts réduits, s’appelant l’économat, papa, maman ne voyait qu’elle pour remplir le garde-manger .petit avantage mais gros inconvénients ! il fallait faire de nombreux aller et retour par manque de locomotion .Pour la petite histoire ! il ne s’agissait nullement de ces restaurants du cœur chers à feu Monsieur Colucci ,mais d’une nécessité à nourrir à peu de frais des familles entières, survivantes de cinq années d’enfermement territorial .Un peu plus tard, nous perdrons cet avantage ,devrons ! comme tout le monde nous diriger vers les géants de la distribution mensongère, pour équilibrer les comptes de la nation devenue obèse ,comme vous le savez désormais .les économats avaient fait fermer les épiceries ,il s’attendaient à se faire manger par l’industrie alimentaire venue en force pour nous faire avaler leurs sucreries

Pour être franc, la majorité d’une jeunesse sacrifiée ne savait qu’à peine lire et compter, et ! s’en fut tout heureuse de rentrer dans une administration balbutiante poussée par le CNR affilié au PC en grande forme.

Je vous rassure, papa ,maman savaient très bien se débrouiller, lisait ,lui ! la vie du rail , le chasseur français , Paris Match , elle ! détective de la première à la dernière page, sans rien manquer de ces peoples qu’elle en rêvaient tout haut, sur le pas de la porte avec la voisine madame janvier. Nom facile à retenir, je m’en ferais une amie, son fiston deviendras commissaire de police très important responsable de la brigade des mineurs .Sage précaution ou ! à ces dates , rien de bien grave ne se passait dans nos rues mal éclairées, sinon l’hiver venu :de se casser la figure sur la plaque de verglas.

Notre petite famille populaire ,comme des oisillons dans leurs nids douillets, attendait le retour de papa pour manger les bonnes friandises qu'il nous rapportait avec soucis et bienveillance de se savoir utile et gentil envers nous ,ces enfants .Excellent cuistot amateur ,performant en sauces extraordinaires de saveurs, nous aurons l’occasion d’en reparler, il approfondira ses talents culinaires en nous mettant l’eau à la bouche des dix-huit heure du soir, par des senteurs inégalées . Maman serveuse dans une auberge mondialement connue pour ses clients donnant une sorte de justice des riches , rapportait les restes culinaires de bourgeois issus et ! certainement enrichis par la dernière guerre à faire de monstrueuses factures en toutes illégalité . Voila ! détaillé mon environnement intrinsèque. Je complèterais ce tableau par un animal domestique ,sorte d’épagneul Breton ,femelle adorable qui grossira avec les résidus de repas de ce restaurant de bourgeois .

.10.Une frangine devenue de l’or massif.

Ma sœur ! je confirme , c'est bien elle en photo, meublait mes journées d’innocents jeux de petits chevaux, dés, d’osselets, bilboquet, de cartes à jouer. Vraie ! et ! féroce perdante au huit Américain , comme papa ,me tirait mes oreilles qui ! sifflaient lorsque je gagnais de haute lutte la partie ,pourtant ! si mal engagée .J’utilisais toutes les filouteries possibles, elle n’en voyait que du feu, plus malin que moi ? ne rentrait pas dans ses cordes d’assistante aux tâches ménagères . Toutes les grandes sœurs sont identiques ? Non ! .Pour ma part, cette composition florale tranchait dans le vif du sujet à traiter, de façon ; à ne pas avoir à subir de reproches de cette maman absente, et elle s’en sortait si bien !!que ! je la craignais par-dessus tout ,m’enfermais définitivement sur moi-même. Son coté ,charrette de reproches en poches , me menait une existence pénible , douloureuse , infernale pour un mignon et gentil petit garçonnet de mon âge. Me dirigeant d'office vers une adolescence programmée à me faire du soucis de continuer à me faire subir les pires remontrances , je cédais aveuglément à ses moindres ordres ou contre-ordres de caprices de cadette jouvencelle obstinée à faire respecter ses solutions en aucun cas, alternatives .

Pour moi , le petit gamin multirécidiviste en bêtises , ces reproches furent fastidieux à enregistrer .En contrepartie, ,je lui faisais des galéjades , naïves , sournoises , cette mente , pas encore religieuse ,il s’en ai fallu de peu qu’elle ne rentre dans les ordres ,n'y percevait que du feu , obsédée par la maison à tenir, le frérot à éduquer et , enfin ! de rendre des comptes à la véritable patronne des lieux . Les punitions dures ou légères ,assorties de paires magistrales de claques s'enchainaient régulièrement , et ! invariablement après le gavage obligatoire du jeudi midi (pas d'école ce jour-là en ce temps-là).En pion véritable, me donneras une interdiction de sortir avant d'avoir ingurgiter les pires sévices culinaires , j'en garderais un souvenir immuable, boudin noir , foie de veau putride , mal cuits à la limite de l'écœurement furent ces rdv manqués avec cette jeune fille qui commençait à s'empiffrer ,dans sa chambre , de la musique des Beatles 

.11.Réconciliation

. Toutes ces années obscures, me forgeront un moral d'acier inoxydable pour un avenir , je l’espérais radieux . Moi l'espiègle , le malicieux , je lui en ai fait voir de toutes couleurs à cette grande illusion perdue sur d’infames talons aiguilles. Pour nous réconcilier , nous chantions ensemble des airs doux, mélodieux , nos voix en harmonie , nous enchantions ce petit quartier d'ouvriers , de nos belles fredaines et contines si facilement adaptées à nos cordes vocales , que du bonheur en sortiras . C'était notre moment de grâce , notre fantastique entente après de farouches disputes , la ! , dans ces moments , je crois ! que je l'aimais bien, plus que beaucoup , cette grande sœur , j'étais ! tellement heureux d'être avec elle , certes ! autoritaire ,mais ! si belle et jolie à la fois de se regarder le nombril à tout bout de chant harmonieux . Vous allez me dire ? j'étais son souffre douleurs ? non ! ce n'est pas tout à fait cela !! plutôt une marche à suivre dans ses priorités de garde chiourme. J’obéissais sans aucun débat ni concertation possible et , sans broncher ,j’allais me coucher lui obéissant parfaitement . C’était ? comment dire !! un parfait copier-coller de cette maman si souvent absente .

Quelques années plus tard étant devenu adulte , je capterais , de temps en temps, des phrases assassines (le mot est fort !je n’ai pas trouvé plus véridique) de sa part , avait-‘elle accepté , contre son gré ,cette encombrante charge ? peut-être ? Après toutes ces années , il me restera, finalement ! un manque de quelque chose. De l'affection tout simplement ! Actuellement ?. je la vois très peu, mon cœur ne se dirige absolument pas vers cette personne particulière , si lointaine, si hautaine . Le si peu de nos rencontres , c'est un bref bonjour , je ne ressens rien dans ses bras , nos étreintes sont véritablement absentes de ce rapprochement tant souhaité , contrairement à mon épouse pour son grand frère. Pas plus qu'une journée , et à peu près tous les deux ans ou trois ou cinq années , à ce jour presque six ! nous nous revoyons , le temps de faire le point (essentiellement le leur ), autour d'une bonne table et ce sacré bon gigot d'agneau tiré à quatre épingles pour la seule occasion de revoir ce petit frère qui le resteras de toutes les façons ! pour toujours. Ils nous laisserons pantois de leurs intarissable mélodies sortantes du féroce moulin à paroles, sorte de minoterie qui tourne sans s’arrêter de nous abreuver de mirages à eux.

Elle m'a marqué profondément , cette grande sœur ! . Nous n'en reparlerons jamais , comme ci , il ne ce n’était rien passé entre nous , un strict consensus dans nos veines coule discrètement , mais surement , nos regards sont sans aucune chaleur affective, comme si ! il ne ce n’était rien passé. Je n'ai finalement , que bien peu de souvenirs d'elle dans mon âge d'adulte , et, c'est bien dommage, je ne connaitrais jamais le pourquoi , de cette tendresse si éloignée , absente de cette maison familiale .

Mais en y regardant de plus près, notre jeunesse est un moment tellement court dans notre vie !!Que !je ne regrette qu'une chose ..la tendresse ..tout simplement !...

Mais ! en avions -nous les capacités ?..... .

Chapitre.03.

. Une Ville ! Une région !. .

01.La ville ! comme terrain de jeu d’un enfant de la balle.

Dans le cortex cérébral abritant le nerf crânien de ce fugace garnement pas plus haut que trois pommes à genoux , tout ce qui est interné ,embastillé ne fusse , ne seras qu’allégories contemplatives enchainées de force par la centrifugeuse d’une machine à laver les espoirs déçus de parents qui ! auraient bien voulu faire mieux. Ce n’était pas de ce ‘’toujours plus’’ actuel, mais d’une divergence d’opinions impossible à réguler, ainsi vas la vie de ce couple né dans les années trente. Il ne feront que leur devoir ? sans plus, n’en tirerons aucun profits pécunieux, que des accessoires de non-mode achetés à vil prix dans les commerces de la ville haute, celle qui se trouve fortifiée autour de sa cathédrale abritant ses pèlerins du dimanche matin.

Faite de hauts et de bas, certainement pas ou mal préparée pour une cabalistique de longue durée, ce petit môme tout blond, feras bonne fortune contre son bon cœur tout neuf en train de vivre ,de construire à 100 à l’heure la trame de son histoire personnelle et naturelle. Sa vie construite autour d’une idoine histoire d’un couple aux antipodes de ses rêves les plus riches, les plus fous !deviendront d’ordinaires cauchemards dans un lit construit de paille ? Il vas s’en acclimater doucement, comme de rentrer dans un moule fait pour lui, accaparer les alentours ,et ce en toute discrétion et liberté de se construire son histoire simple. Vivre seul dans sa tête le remplissait d’amertumes ? mais finalement allait l’aguerrir fortement ,au point de voyager dès ses quatorze ans ,seul et sans escorte en travers de cette France qui ! s’éveillait doucement mais surement . Le savait ‘il ? oui ! je le pense ! sinon ,il ne serait pas ici pour vous la raconter en long et en travers d’une architecture de vie . Accentué par de fâcheuses machinations construites contre la partie inférieure de cet abstrait Lobo pariétal ,ayant compris, malgré son jeune âge ! de tout ce qui se passait , qu’il se tissait dans une diabolique emprise , envers et contre toute cette armada de vents contraires soufflant en rafale sur la bonne ville de Rennes, il commencera, par la force des choses , à se composer un panel d’illusions chimériques Cette cité de caractère en seras son terrain de jeux, demandez -lui ou se trouve la rue du Père Grognon ? il sait ! sauras vous répondre que les bougons ,boudeurs ,acariâtres n’existent pas chez-lui !.

Cette cité !pas tout à fait médiévale , à cette époque, n’était nullement la grosse agglomération de maintenant, mais qu’une élégante petite bourgade de province renfermée sur elle-même. Plongée dans la pluie, les bourrasques d’automne, la bruine d’hiver, la neige de Noel, abritant au maximum 120000 habitants, et non pas les 330000 actuellement, elle était tranquille ,sage et bien ordonné autour d’un maire nommé Monsieur Fréville. Dans les années cinquante, soixante, elle n’abritait que des familles de bourgeois roulant en 403 pour l’immense majorité ! les mieux lotis en 404 et ! pour les démunis du porte-monnaies :la fameuse deux chevaux connue pour sa légendaire capote en toile inaltérable.

Le reste de ses cerfs mangeant dans des gamelles d’acier ,suivait en Motobécane bleue, vélo à moteur genre solex ,papa, maman en faisait partie et n’en changeront jamais ,la voiturette des vacances heureuses n’était ,ne seras jamais pour eux. Pour les sans aides ! restaient les cars et bus trainant leurs pots d’échappement nauséabonds le long des artères et avenues grouillantes de monde le samedi. Jean en feras partie , se mélangeras dans ces cohues devenant habituelles , le long des quais de la Vilaine ou ! d’éphémères pécheurs à la ligne chassaient le gardon, et de temps en temps ce fameux saumon sauvage qui ! faisait la fierté de son père , grand pécheur devant l’éternel et surtout dans sa vie d’honnête homme .Il n’aurait jamais fait de mal à une mouche, se fusse sa marque de fabrique, trop gentil ? peut-être !.

.02.Sa Région !

Sa... Bretagne comme ancrée pour la vie entière dans sa tête. La Bretagne, cette région ou je fusse arrivé au début de cet hiver , n’était que ce bout de terre(Finistère) ,logé ,enfoncé comme un coin entre deux mers souvent en furies . Nos grands-parents du côté paternel, originaire de Combourg avait forgé leurs existences sur ces terres sans arrêts arrosées par cet infernal crachin d’octobre à mi-mai. En cherchant plus loin dans l’arbre généalogique nous aurions été de noblesse déchue, disparue sous la révolution de 89.D’après mon oncle Marcel !écriturien de renommée pastorale dans son quartier de la zup-sud , un village des Côtes du Nord en garde de concrets souvenirs. Il faudra bien que je m’y penche un de ces jours, me faire un initiatique voyage , afin de combler ce vide dans ma mémoire de simple historien amateur de belles choses familiales.

Encore presque inconnue des touristes et investisseurs du béton à tous vas, cette région faisait figure de parent pauvre d’une nation en plein essor. L’économie de marché avait définitivement pris le dessus sur celle de la guerre .Nous étions néanmoins regardés comme des va-nu-pieds seulement atteints par cette nationale 12 constituée de virages dangereux, de dos d’âne incroyables nous faisant décoller des sièges baquets d’une Cordini puissante ,trop puissante !le résultat en sera omniprésent, des milliers de nouveaux arrivants dans les cimetières feront travailler les gardes-champêtres! .

Les magnifiques plages de sable fin ,de ce fait ! resteront longtemps la propriété exclusive de Rennais et habitants des villes côtières gardant jalousement ces endroits enchanteurs et mystérieux ou il faisait bon se promener avec le secret espoir de ne rencontrer personne, ce qui fusse souvent le cas .Ces deux mers : la Manche , l’océan Atlantique, séparées ,délimitées par celle d’Iroise devenue un parcours de combattants pour les portes-containers d’aujourd’hui ,sera et feras le bonheur des riverains allant à la pèche aux crabes étrilles et bigorneaux et ! en périodes de grandes-marées, en feront la joie des fin gourmets dégustant sur place les huitres et palourdes, moules et coquillages sur les marches du port de Cancale . Les phares de ce raz de Sein, ou d’Ouessant,d’ekmul faisaient que ! nous n’étions visibles que de la mer et non pas de la terre. Quasiment invisibles de l’intérieur des terres nous étions surnommés les bouzeux,les cutéreux. Les naufrageurs de la cote n’existaient plus depuis belle lurette mais nous étions comme des morts de faim quand nous apercevions ces tankers échoués sur la côte de granit rose en train de nous souiller nos plages. Ce fut le début de nos embêtements .Nous laverons, nous lessiverons avec nos seules mains ce reste de montagnes si lointaines, ce massif ! nous l’avions dans la peau n’est pas Armoricain qui veux !il faut le mériter .

De nos jours ! nous avons tendance à nommer cette approche de grande ville de l’Ouest : les Marches de Bretagne, afin d’en faire une distinction entre les vrais bretonnants et ces Rennais devenus des citadins ordinaires, pour beaucoup ! nullement de souche. Comme ceux de la région Parisienne ! ils parlent le Français couramment et ne s’embarrassent point d’en parler la langue des anciens, n’ayant nullement envie de revenir au temps des charrues à bœufs. Nous ne payons pas l’octroi, qu’à partir de Nantes, ville jumelle bordée par la Loire le plus souvent à sec. Ces gens ne sont pas bretons ,en fait ! ne sont rien du tout !.Le tableau est posé, ce n’est pas forcément idyllique mais ! cette région est pleine et entière capable d’accepter son prochain fuyant l’arbitraire.

 

Chapitre.04.

La trame de l’histoire.

.01.De rêves fantastiques en pagaille ! à l’appel sans sommation d’une libération anticipé.

Cette flottille de nouvelles ,composées d’alertes, en tous genres , ressortira en s’écrivant de ces souvenirs couchés dans des lignes écrites de ma propre plume . Mes invraisemblables rêves d’enfants seront ! pour eux ! déraisonnables mais !d'autre part ! non affranchis ,en catimini ,expédiées en poste restante sur la toile cirée d’une cabane en moellons qui, chauffée au charbon livré par les houilles de Lorraine, ne réchauffait certainement pas le cœur tendre que je fusse à l’époque. Dans un monde d’insouciances, le colossal et déraisonnable moment de repentance espérée, suggérée par ce petit bout de chou ,ne se fera pas , ne se fera jamais ,qu’une femme en paiera d’un cout exorbitant beaucoup plus tard , devinez laquelle ?. Cette Maman ; fermée à double tour ,avec ! dans son sac ! une panoplie de malices à fouttre la trouille à n’importe quel petit oiseau mis dans une cage . Malheureusement pour elle , quand ! j’aurais à choisir ma destinée , ce ne sera pas celle que je choisirai, heureusement ! me direz-vous !. Je l’abandonnerais ,intellectuellement ,à son triste sort d’une désormais vielle mère, percluse de rhumatismes articulaires, d’une jambe presque de bois tellement la douleur post accouchement la faisait rudement souffrir. Les véritables médecins de familles se faisant rare , non disponibles, elle se soigneras seule, à l’abris des regards indiscrets. Pour ma part !filant sans me retourner, vers la fin d’un règne qui ne sera jamais que le sien ! je l’oublierai ou ! feignais de l’oublier .Elle !dans sa jeunesse si pimpante qui ! de son temps avait confondu, mélangé, arbitraire et pacifisme ne fut qu’une sorte de renonciation d’un fils parti voir ailleurs si j’y suis.

02.Explication d’un texte dépourvu d’analyses libres de droits.

Souhaitant, en attendant ! le bon vouloir d’un assouplissement de ce régime d’un autoritarisme déplacé , hire d’une malveillance disponible ,redistributrice à tous les instants de sa vie de môme de banlieue, le message ou les dépêches ne seront aucunement dépliés, et ! pourtant ! que de belles choses avions-nous en réserves ,à nous dire. Sa stratégie, devenue à la longue une sorte de diplomatie d’évitement , elle se trouvait dans une lignée d’une alambiquée programmatique décousue de fil rouge, ce qui en fera définitivement la bête noire d’une énigme insupportable à déballer pour la seconde moitié de la lignée. En vérité !.La grande sœur qui ! se fera la malle dans un prochain chapitre à découvrir, je ne le savais pas !en faisait les frais depuis des années .Elle ! non infiltrée ,encore moins exfiltrée, pas encore pénétrée par le doute, filant comme une anguille de fond de rivière au travers de rapides méandres familiaux, ne sera plus qu’une apostrophe folklorique dans la vie de ce gamin devenant le gisant nageant au fil de l’eau, soulevant les lisses galets de de granit pour y découvrir une vérité astronomique de subtilités. Pour résumer !! il était de trop ! tout simplement.

En mode charivari sectionné en six époques devenant un véritable Hachi-parmentier à plusieurs couches, les joies , les peines seront ponctuées de sanctions , de punitions incroyables de naïveté, que je cocherais huit sur une échelle estimée à force dix. Ils ,ces désagréments , seront ce ciment en béton armé quotidien ,qui feront de lui ce petit bonhomme effacé ,écrasé ,laminé puis ! par la force des éléments déchainés serait incapable d'affronter, et ! enfin ! de mépriser ces généreux principes d’un autre temps allégrement dispensés et ce ! à longueur de journées .C'est en forgeant que l'on devient forgeron ,dira le dicton ? c’est en partie vrai, à condition ! que la sentence soit à la hauteur de l’épreuve traversée.

03.L’immeuble vétuste. La ville en construction.

Le remembrement .La fin de la paysannerie improductive. L’ère d’une autre époque :! productiviste . A l’origine , chemin de fer oblige , nous vivions à quatre personne et deux mésanges capturées vivantes sur le balcon branlant de notre immeuble vétuste. Se partageront ce modeste réfectoire à sommeil, deux adultes et deux enfants, dans un appartement trois pièces de quarante mètres carrés avec toilettes sur le palier .Pas de douche ,qu’un bassine de 70 litres servant à faire la lessive. Cette niche ,en équilibre instable dans un vieux monument de quinze étages ,au bord de la tentaculaire gare de triage puant le charbon deviendras ,pour moi ! le parfait donjon à découvrir ce qui se passait au-dehors de la souricière. Cette austère bâtisse d’un autre âge, ressemblait plus à la tour de Pise, qu’à ces campaniles futuristes en construction à la périphérie de la ville bourgeoise par excellence . Toutes identiques ! cernées par d’immenses grues métalliques , elles seront assemblées rapidement , en bordure de la cité close par les derniers champs de patates cultivés par des fermiers moyenâgeux ne se souciant guère d’un confort spartiate pour ! enfin ! s’équiper d’un matériel de qualité venu des états -unis d’Amériques .Le CA arrivera un peu plus tard , laissera une pluie de billets de cent biftons éclabousser les parcelles de terrains devenus au fil du temps qui passe :des friches improductives repérées par le gouvernement d’alors pour en faire de véritables dortoirs à indigents .Ce dernier ! se ficheras pas mal de prendre et de voler ces surfaces agraires, pour ! en faire des milliers de tours de béton à coups de grues et de bulldozers .

Pour inventer et payer à tempérament les machines à traire les vaches Bretonnes presque plus qu’en liberté conditionnelle , cette banque des agriculteurs sera la panacée pour débourrer les talus, raser , couper arbres et futaies, éliminer les oisillons dans les nids à terre, les autorités ne faisant pas de quartier sur cette nature originelle et sans déchets. Les porcs , cochons, vaches, poulets de grains seront introduits dans d’immenses et innombrables fermes modèles, illimitées et !sans saveurs ,feront de cette terre sublime , un innommable gâchis d’une misérable pollution sauvage de nappes phréatiques vielles de cent millions d’années , tous cela pour nourrir les parigaux transformés en tètes de veaux au volant de leurs Peugeot break 404 ou DS 21 pour les cols blancs .Les haies et bosquets disparaitront illico sous nos yeux d’aventuriers en herbe ,papa n’en ramassera que les feuilles mortes pour engraisser à moindre frais sa petite parcelle de potager devenue la norme dans les quartiers ouvriers .Nous étions ! sans le savoir dans la déconstruction d’une vie simple pour en faire une vie industrielle, celle des boulons et rivets à ajuster dans les usines nouvelles.

Le sac de billes en bandoulière, le lance- pierres fabrication maison, en bois de noisetier dans ma main droite prête à expédier à la bande rivale ,les horribles boules puantes nous nous faisions la guerre entre quartiers. Ce fut celle des boutons. Nous ne savions pas ce qu’il se tramait dans les hautes sphères de cet état devenu ! par excellence le plan quinquennal nourricier et hôtelier d’un Général de Gaule au faite de sa gloire en train de payer ses factures d’électricité d’un château de l’Elysée recevant la nouvelle reine d’Angleterre. De fabuleuses bagarres éclataient entre les bandes de quartiers en culottes courtes ,nous apprenions à en respecter le vainqueur , pas comme maintenant, et ! à se donner rendez-vous pour le jeudi suivant . Le soir, au coup de sifflet final , tout se terminait dans la grosses bassine familiale qui servait à laver le linge mais aussi à débarrasser nos corps repus de fabuleuses richesses fondamentales à courir ,à crier en toute liberté sous les taillis et futaies de ce bout de villes tentaculaire pour nous. Hannetons de la Saint-Jean, coléoptères ,libellules enfermées dans les boites d’allumettes ,en véritables souffre-douleurs : ces bestioles en faisaient les frais ,ces adorables insectes seront attachés ,volèteront de concert pour nous entrainer dans une sarabande magistrale de gazouillis mystérieux .Malheureusement pour mes pas piqué des hannetons préférés, de multiples principes actifs les décimeront pour donner plus de rendements à l’hectare. Grenouilles et crapeaux subiront le même sort , cracherons le feu, finiront par exploser sur l’herbe , en tirant sur la clope chipée à la connaissance plus âgée que nous. Les salvateurs écolos n’étaient pas encore là, dieu nous en préservait encore .Nous apprenions la méchanceté ? en votre âme et conscience ! à vous de juger !............

Malheureusement !aux confins des routes départementales pour les villages ,vicinales pour les hameaux perdus, chemins de terre pour les cutéreux , beaucoup de paysans mal rasés, imbibés d’alcool fort et de cidre bouché, de chouchen frelaté, ne s’en remettront pas. Ne sachant ni compter ,ni écrire, seulement forniquer avec la maitresse de ferme ou la dernière arrivée sous le manteau !d’une grossesse non désirée , laisseront les fermages aux tristes sires propriétaires des lieux qui !pour se faire du fric ! revendront aux multimillionnaires ramassant les billets de banques de 500 francs. Les fabuleux terrains et lopins de terre abandonnées par cette armées de petites gens mourant de honte d’aller vivre dans la ville ,finiront en décharges puis ! progressivement en cultures de d’orge , de mais pour nourrir les cochons et porcs qui commençaient à pulluler dans les fermes .Ce petit monde rural fondait comme neige au soleil, se prenait à rêver d’aller habiter dans les hlm trois étoiles , d’aller pointer chez Citroën La Janais,acquérir la dernier Ami 6 ou peut-être la fameuse DS 19 aux phares ronds. Ne fallait pas rêver quand-même............ Devenant ! par la suite des évènements , d’immenses champs de céréales pour engraisser ces porcs et cochons qui finiront dans nos assiettes plates bien rangées dans les placards de nos mamans, ces étendues consommeront les nappes phréatiques .Ce fut le tournant dans notre vie, un véritablement retournement de la situation rurale. Terminé les visites au paysan du coin pour lui acheter à moindre cout, courgettes, tomates , patates ,poireaux ,radis ,pommes , betteraves et andouilles ,direction la grande surface qui ! nous attendait avec les caddies flambants neufs.

04.le début d’un prometteur recommencement d’un esclavage qui ! ne voulait pas dire son nom..

A grands renforts de travailleurs Nord-Africains ,Italiens ,Espagnols ,Portugais ,devenus par la force des choses des insoumis non libérés ,seront les bâtisseurs de notre France désormais en jachère .Nous ! les Français de souche allions remercier tous ces braves gens venus nous sauver la mise, celle de nous gargotter dans d’amples cabanes à lapins . Jusqu’à la fin de leur vie d’esclaves à la solde de méchants patrons très peu soucieux de leurs santé, ils nous donneront ces logements confortables pour abriter les couples et leurs marmaille née après 1945 . Notre immeuble ,depuis ! fut livré aux démolisseurs avides de construire de moches murs en béton lisse ou de verrières en verre fumé feuilleté devenant ce qu’est la gare actuelle de cette capitale Bretonne située sur les marches de cette magique région libre de droit à l’octroi depuis qu’Anne notre souveraine qui ! assurera la paix entre son évêché et le royaume de France .Pour l’anecdote elle fut ! de par son mariage ! le huit février 1492, un temps , reine de France. Tombée dans l’oubli, l’histoire retiendra que l’octroi s’arrêtera aux marches de Bretagne, afin de libérer ses habitants du joug outrancier d’un société malade de taxes en tous genres.

Chapitre.05.

Un rêve à portée de bras.

La vie du rail.

.01.Une gare de province ,la nuit ! dans les années cinquante.

Coincée entre une sorte de forteresse ,avec ! comme rez-de chaussé : qu’une basse fosse des plus indignes ,ces lieux en dehors des heures d’ouvertures !n’acceptaient que des femmes légères, voleuses, coureuses, fornicatrices, assassines de cœurs d’hommes célibataires ou ! souvent mariés. Des maris méfiants, d’amants odieux, d’épouses soumises ,insoumises, concubines volages constituaient une association de lie ,chianlit, composants de la nuit, cherchant la moins moche comme une sorte de bonne occase pour oublier leurs femmes. Une sorte d’aristocratie de misères, de calamités ce fussent établies dans ces lieux bétonnés ? les gendarmes en acceptaient ces aberrations moyennant une passe gratuite, cela sentait bon la magouille de fonctionnaires à la limite de la débauche ou ! au pire d’une bassesse sentimentale à faire croire l’impossible de s’en sortir sans trop de dommage ,mais ! ce fut rare. Pour ces drôlesses, l’avenir n’était finalement que peu de choses : trente secondes de bonheur et puis c’est tout ! remets ton slip, barre-toi dans la pénombre, oublie-moi ,n’en parle pas !.

Combien de fois ? maman !pour m’émanciper de mes mauvaises notes en gymnastique me comparait-elle à ces mijaurées, ces trainées ,ces bons à rien recouverts aphter- chease , courant le jupon froissé, la culotte déchirée, les miches à l’air, toujours est ‘il qu’il m’était absolument interdit d’y faire un tour et ! que la sentence serait à la hauteur de cette femme revendicatrice en devoirs civiques envers la famille. Ces alertes furent abyssales, me découragèrent complètement d’y aller voir ce qui se passait et ! ce fut bien dommage, car ! j’aurais découvert un biotope des plus gentil ,des plus désirables et les plus courageuses de courir le gueux recouvert d’or, de lui soutirer que le plaisir d’essayer de lui plaire pour 20 francs les cinq minutes ou ! désir suprême : 50 francs la totale en nous faisant prendre nos vessies pour de grosses lanternes . Ces boucanières, courtisanes du sexe, loin d’être des belles de nuit ou !au pire des catins !qui s’écloperont vers huit heures, se trouvaient au bon endroit ,à la bonne heure, remplissaient leurs devoirs d’équilibre pour des hommes ou des femmes tristes , coupés du monde de l’amour charnel que chacun fusse en droit d’avoir et de recevoir. Aucun trafic autre que le sexe, les drogues n’étaient pas encore arrivées. Les petits guetteurs d’aujourd’hui ,se trouvaient dans les jupons de leurs mères.

A la nuit tombée ! jusqu’au petit-matin avant l’ouverture des grilles,des malandrins !sorte de copier-coller des grands brigands du 18 IIème siècle, sans vergogne !délestaient les jeunes femmes et jeunes hommes arrivant en retard pour payer leurs écots de la nuit , se bousculant au portillon de sortie, elles ou ils ! se trouvaient coincés entre la liberté de sortir et celle d’accepter de leur donner la pièce obligatoire ou le billet en cas de bon travail. Gare aux récalcitrants !. Ces souteneurs ? ce fusse le mauvais côté de choses de cette vie de misères ,en toute légalité ! ils chassaient leurs gibiers pas encore potences, les outrageant, les dépeçant du si peu qu’ils avaient.

Ces parages !passé la morosité ambiante ;au petit-jour ! se découvraient, dans une pure splendeur de rêves et de voyages. Contrebalancée entre une grandissime et prestigieuse gare de triage d’une capitale/ville principale qui !n’en avait que le nom, c’est là : que nous habitions au début des années cinquante .

Depuis ! le quartier a disparu complètement, remplacé par des bureaux d’affaires tout en verre transparent, cela fait très moderne ? mais ! demande beaucoup d’énergie pour chauffer ses innombrables couloirs des pas qui ! souvent se perdent dans des méandres incroyables de longueurs. Elle seras construite au 19 IIème siècle pour ! tout d’abord ! des Bretons avides de se distraire en dehors de la ville, soit ! de travailler en banlieue Parisienne ,ou d’aller aux bains de mer à Saint-Malo, pour les plus chanceux ! de jouer au baccarat à Dinard, la plupart du temps ! le dimanche. Cet emblème composé de verre et de ferraille, édifié à la gloire de Gustave Eiffel donnait un aperçu de tout ce qu’on pourrait voir d’apocalyptique dans la région, et ce ! à plus de 100 kilomètres à la ronde. Ces lieux ordinaires, faisant la gloire des provinciaux , remplis de voyageurs étaient !quand la nuit arrivait : froids, lugubres, traversés par des courants d’air incessants, il ne faisait pas bon pour la cloche d’y dormir dans sa boite en carton à l’entrée de la boulangerie Lasserre. Dès cinq heure du matin ! tout ne fusse de nouveau !que bousculades, d’étranges destinations pour des voyageurs en manque de sommeil, de café crème avalés à la sauvette au bar de chez Yvette, cette dame !ancienne prostituée de la rue Blanche s’étend refaite dans des affaires douteuses ! quand elle en avait le temps ! nous jouait un petit air d’accordéon planisphère. La vie du jour et du rail reprenaient leurs cours dans un bruyant tintamarre, pas toujours joyeux, il reflétait la misère d’une population certes !pas affamées mais ! totalement oubliée par un pouvoir pas encore décentralisé. De ce balcon, j’entendais ces bruits, ces roulements de trains démarrant doucement avant de s’élancer hors de la gare .Je m’imaginais être ; déjà à dimanche.

02.Les voyages du dimanche à Saint-Malo.

Au contraire du train des pécheurs assis sur leurs pliants le long des berges de la Vilaine tâtant du poissons blancs, nous étions entassés dans une sorte de Micheline rouge et blanche, puant le gas-oil ! celle ou l’odeur de crème à bronzer se mélangeait à celui du tabac à chiquer. C’était celui des baigneurs, celui où il fait bon d’aller se payer une glace à la vanille fraise sur une extraordinaire côte d’Emeraude inondée de soleil du mois de mai. Jusqu’à septembre, ils nous fallait en profiter ,la saison estivale était si courte !.Sur la plage ! de folâtrer pour les mamans en train de tricoter le futur pull à col roulé pour le plus grand, pour les gamins et gamines ! de courir sur l’immense plage, de bondir au travers de ces vagues et rouleaux, de se faire des châteaux de sable tentaculaires, de les voir disparaitrent à la marée montante et ! de toujours recommencer comme de futurs bâtisseurs de l’impossible. Incapables de retenir le flot, ce temps fut !sacré, magique, restera encré dans beaucoup de mémoires encore vives de penser que tout peut encore se reconstruire . Ma grande sœur ,de son coté commençait à se mettre dans une sorte d’extase ,superbement affichée en deux pièces élégantes , pas trop voyantes, achetés aux galeries. Ce fut !pour elle !ses premiers bains de soleil, pas encore de minuit, elle n’en dérogeras pas de toute sa vie durant, de tester sous les néfastes rayons UV ce squelette composé de côtelettes saillantes se dorant au soleil des Canaries ou de Saint-Tropez ou ! au pire dans une presqu’ile de Rhuys remplie d’algues vertes . En fin d’après-midi !quand la cloche du port sonnait les cinq heures ! il fusse grand temps de plier nos maigres bagages, mettre nos pliants,serviettes,parapluies dans le havresac que ! souvent le crachin arrivait déjà avec le vent, qu’il nous fallaient !sans tarder filer vers la gare de Saint-Malo ou nous attendait l’omnibus .

Le chef de gare , amical bon bonhomme, papa de six enfants , attendait tout son petit monde entraperçu de bon matin. Vérification pour la forme de billets le plus souvent gratuits pour les familles de cheminots ! il comptait de ses yeux de fonctionnaire incroyable de bonté ces voyageurs insolents, se bousculant au tourniquet à manivelle avec cette peur de rater le départ . Enfin ! quand toutes les voyageuses et tous les voyageurs seront installés, il donnait le signal du départ avec une bonne quinzaine de minutes de retard, retirait sa casquette de cuir ,nous disait un aimable au-revoir et ! nous sonneras d’un ! à la semaine prochaine, même heure ,même quai ! celui des vacances. Ce fut ainsi pendant des années, le sempiternel pèlerinage à Saint-Malo que nous ! les jeunes garçons et filles attendions avec impatience dès le mercredi .Ces balades resteraient l’objectif principal pendant les beaux jours.

Restait à faire ces 80 kilomètres à l’allure d’un escargot de Bourgogne, pour rattraper le temps perdu ? d’accélérer dans les rapides descentes ,vers Hédé ? peu-importe ce décalage horaire pourvu que nous ayons l’ivresse d’avoir respiré le grand-air marin et d’être en pleine forme, nos minces corps rouges comme des écrevisses, couverts de sable et de sel. Dans nos sacs ? des coquillages, huitres ,crabes et moules sauvages rempliraient le menu du soir, papa en ferait un sommet de son art en nous donnant l’occasion de déguster à la sauce américaine ces tranches de homard récupérés au restaurant l’Estaminet(démoli depuis) . Nous avions le temps ,personne ne nous attendait, que la nuit , les voyageurs dormaient, à chaque petite station rouvraient les yeux , dévisageaient les rentrants, les sortants puis ! les refermaient pour la prochaine halte. Nous traversions la verte campagne bretonne, qu’elle était belle et jolie avec toutes ses haies encore debout, ses champs remplis de vaches et de chevaux nous regardant passer au ralenti d’un cheval vapeur fatigué . Ce tortillard trainait la heute, prenait un temps fou pour monter la cote de la Croix Madame, ce fusse indéniable que nous étions aux antipodes de la découverte lunaire !mais tellement satisfaisant de se savoir emporté par un rêve qui pour moi ! pouvait durer des heures ,tellement se trouver assis face à la motrice me donnait des sueurs froides. Je n’avais pas encore gouté aux trains grandes lignes, ceux qui se faisaient tirer par des motrices électriques, le summum de la SNCF. Ces engins fantastiques m’étaient inapprochables, mais ! de loin ! je préférais les locomotives à vapeur.... Papa !soucieux du bien-être fondamental de son fils , allait y remédier..allait me faire la surprise le jour de mon anniversaire.

.03.Un balcon sur un rêve.

Notre balcon, tout en bois , certainement vermoulu, sans aucune assurance d’y rester en vie ,donnait sur les aiguillages et rails d’une désuète gare de marchandises et de voyageurs. Elle n’en était pas le terminus d’une grande ligne expresse, qui ! n’en avait que le nom ! mais un tremplin vers la région de Bretagne. Brest ou Quimper sont et seront les destinations à partir de cette halte salutaire pour des dos fatigués d’être assis sur de bancs en bois depuis Montparnasse Bienvenue. Plus-tard j’aurais à prendre ce train , reconnaitrais ces wagons mystérieux, affublés de lettres et de chiffres , ou se cachaient ces voyageurs en train de lire ou d’écouter les annonces verbales d’un départ imminent .

Notre promenade horizontale ,longue de plus de douze mètres , envahie de rats, de souris et de chats perpétuellement aux aguets, sera !pendant des journées entières :mon phare exclusif. Presque aussi haut que ceux de ces pointes de granit situées aux confins de notre Bretagne, j’appréciais d’être ! dominant ce monde futuriste que fussent les voyages organisés ou non .Pour moi , l’espiègle petit garçon de presque quatre ans , ce miraculeux et dangereux mirador tout en longueur, fait de bois rongé, pentu , hasardeux , deviendra un fabuleux belvédère à rêver de voyages chimériques. Mais qui pourrait me le donner ?.ce rêve d’accéder ne serait-ce que quelques heures ?.Je n’avais pas encore de Joef miniature à monter dans ma chambre , que des oranges les jours de fêtes de Noel.

 

Des heures durant j’y serais attaché, par la seule force de mes deux bras par-dessus la main-courante. Définitivement ! des heures entières , le squatterais comme un véritable ami de longue date, de temps en temps m’endormirais aux sons siffleux de mon pote le chef de gare. Je lui faisais, au travers des balustres , des signes amicaux ! il me répondait par un hochement de sa tête, soulevait sa jolie casquette, m’invitait presque à descendre ce vertigineux mur de la honte , à le rejoindre par tribord. Il me parlait certainement ,inconsciemment je lui répondais par de dangereux gestes, bien incapable de crier par-dessus le bruit infernal de ces machines en transe de renverser la vapeur pour tirer des dizaines de wagons de marchandises .

Collègue et ami de papa, j’aurais le noël suivant ,de la part de cet homme de disciplines ,à l’uniforme impeccable ,la surprise ! une locomotive miniature , génial cadeau qui restera dans ma mémoire comme la plus jolie des répliques à dix roues ,le plus beau des présents de ces années folles de libertés de penser . Plus-tard ! ma collection s’agrandira de wagons en tous genres ou ! j’y logerais les sempiternelles oranges placées sous le sapin ,le jour de noël , éclairé aux bougies naturelles, surveillées comme le lait sur le feu par maman enfin détendue d’enfin prendre du bon temps auprès de ses enfants en vacances . Malheureusement ,tous ces vestiges d’une époque résiliente, disparaitront lors de déménagement successifs ,certainement oubliés dans des cartons de mauvaises qualité ou au pire jeté par maman soucieuse de me débarrasser de mes rêves inutiles pour elle.

Quand ce père fut libre de partager pour ! une bonne entente cordiale ! un bonheur simple et souhaitable , je m’enfonçais dans ses rugueux bras , lui ! en parfait cheminot, lisait la vie du rail, le chasseur français ou le catalogue de chez Manu France. Equipé d’affreuses grosses lunettes pour voir de près , m’expliquait le pourquoi et le comment de ce fonctionnement au charbon, la vapeur dégagée ,le mouvement des pistons pour faire avancer une énorme machine de plus de soixante tonnes .J’apprenais vite, exultais souvent, me jetant à son cou si accueillant. Sa peau sentait l’après rasage, bien pelé avec son Remington neuf, il sentais bon la cocotte, aurait pu plaire aux femmes d’en bas. Les choses simples de la vie entre un père et un fils s’étalaient au grand jour, en l’absence de maman !nous en profiterons largement.

Cette mémoire de formes généreuses , à la fois bienveillante et timide ,offrait ,néanmoins une résilience douloureuse .Tous les deux ,le père et le fiston installés dans ce vieux fauteuil en rotin appartenant naguère au grand-père ,notre complicité ne durait jamais bien longtemps, que !maman arrivant ,remettait activement les pendules à l’heure, pour dénicher l’horrible contrevenant qui prenait !à son insu du bon temps en se cajolant dans les bras de son père. Par réels soucis de méchanceté ? ou pointe de jalousie de sa part ? devinez !.moi !je dirais ! les deux mon capitaine !. Je cherche ,de temps en temps ! les raisons de cette abrasivité multiple et naturelle chez elle ,les raisons de sa colère ne fussent jamais bien éloignés de celle d’une mère résignée . Mes réminiscences s’estompent ,disparaissent finalement de ma tête en feront un magma de souvenirs disparates s’effilochant au fil des années .Mais rien ne se perds dans le landerneau d’une effilochée par le temps qui passe.

.04. Les locomotives à vapeur.

Avant le diner du soir !fuyant le concours Lépine composé de jérémiades misérables de la part d’une maman apatride , je repartais en courant vers ce balcon branlant. Commençant à siffler, imitant avec ma miniatures loco-rêve de chez Jouef offerte par ce chef de trains, , ces énormes machines crachant de la vapeur en permanence .Je ne réagissais plus, m’endormais presque, sauf ! qu’à l’annonce du repas servi par ce jeune papa écrasé par une terrible chasteté imposée ,il me fallait quitter ce phare, venir m’assoir avec ma jeune sœur qui ! à presque douze ans faisait ! déjà !presque office d’ajointe à maman. Incroyable partie de scrabble exigée de la part de cette incorruptible femme impossible qui ! à qui perd gagne ne pourrait jamais y laisser que des plumes , le trio se fournissait à peine de chaleur humaine, n’obéissait qu’à elle .

Délaissant ce triste spectacle d’un couple éphémère, je fuyais encore et toujours. Franchissant la porte d’entrée vitrée en galopant, mon doudou en peluche marron dans mes minces bras, courant dans les communs de cet immeuble vétuste ,offrant de sensationnelles caches pour l’enfant que j’étais, ce seras mon jeu de cache-cache durant quatre années . Petit à petit, j’arrivais à la hauteur de la main courante en métal, découvrais l’invraisemblable tableau de fer et de métal. J’avais grandi un peu, juste ce qu’il me fallait pour voir er regarder l’extérieur de notre appartement .Je ne murissais pas encore sur des histoires d’adultes incompréhensibles , mais ! finissais par découvrir entièrement cet extraordinaire tableau de roulements de tambours composés d’amiante enveloppant des freins énormes qui patinaient avec un bruit d’enfer en cas de pentes infimes . Je découvrais par-dessus la balustrade de l’immeuble au dernier étage sans ascenseur, ,ces monceaux de bravoures crachant du feu, de légendaires machines toutes noires, toutes nommées par un prénom féminin se trouvant à l’arrêt ,prêtes à partir .Comme les mineurs de fond qui !! avec leur sueur faisaient que ces machines avançaient envers et contre tous les éléments, les ouvriers, aux figures noircies par le charbon du Nord des corons ,vaquaient au bon fonctionnement de ces énormes engins .La première fois ! je fus abasourdi par le bruit, ensuite ! progressivement !m’habituais pour ! enfin les apprivoiser, parler avec elles, les nommer par leurs prénoms, rêvais de partir avec elles .

.05.Découverte fantastiques.

Papa ! un beau jour, quand maman fut absente ,le jour de mon anniversaire, n’ayant pas grand-chose à m’offrir ,et pour me récompenser de bonnes notes en grammaire , me fera visiter tout le chantier roulant. Je prendrais des jets de vapeurs, exultant de me savoir regardant au raz des pâquerettes ces énormes roues toutes noircies par la fumée dégagée. Papa !le soir venu ! me fera la gloire d’aller voir ce spectaculaire film de René Clément ,ce seras dur à regarder, je ne comprenais pas complètement ces bêtes humaines lâchées dans la nature devenue morte par un envahisseur démoniaque . Papa discutait avec ses amis cheminots, lui !était dans toute sa splendeur de me faire voir sa vie si simple. Le bruit était infernal, je me bouchais mes oreilles , ces sifflements ! dans la nuit me faisaient peur. J’avais mon doudou, le serrais contre-moi, il me protégeait de ces monstres d’hommes, j’étais si petit. Le chef mécanicien me feras une fleur, balancé par papa je finirais au sommet du prodige, en volant de cette machine si terrible , j’actionnerais le sifflet. Ce fut magique que ! j’en redemandais encore et encore. Il était temps de rentrer , à presque à reculons, je regardais ces monstres partir doucement, enfin ? s’élancer dans la brume, disparaitre dans la vapeur . Maman sermonneras papa de m’avoir emmené ensuite au cinéma Le régent, j’étais trop petit et ! surtout si jeune pour regarder la tyrannie de ces hommes disparus depuis des années .Le film d’auteur fusse et sera la référence en ces temps doux , ce modèle de cinéma de quartier finiras comme tout le reste : en disgrâce , ensuite en ruines, comme les locos revendus aux ferrailleurs ou !pour les plus belles d’entre elles remisées dans des musées.

.06.Ma visite personnelle d’une gare en folie .

M’affranchissant de papa ! en cachette ! je voulais aller plus loin, visiter cette gare remplie de voyageurs de toutes sortes. M’évadant en sourdine, je plongeais vers ces rails de fer, traversais sans jamais me retourner en parfaite liberté et ! en totale effraction de me savoir vide, je courais après les locomotives crachant leurs fumées. Au loin, caché, dans la pénombre , à l’abri sous le porche froid ,en pleins courants- d’air de cette gare de Province , j’imaginais tous ces voyageurs se pressant de rentrer dans des wagons prestigieux composés de trois classes. Je les regardais envahir les compartiments , ranger leurs valises en carton dans ce fameux filet à bagages suspendus au-dessus d’eux. Les compartiments décorés de photos représentant nos région se trouvaient comme à la belle époque ! une invitation et faits pour voyager longtemps ,en totale sécurité et ! à peu près sûr d’arriver à l’heure pas comme maintenant. Ces commis voyageurs finissaient par s’installer sur les banquettes en tissu, attendre le départ, pressés d’envie de partir , se faire poinçonner le ticket pour une autorisation pour un voyage fantastique de longueur. Ces voyageurs d’un autre temps prenait la vague de modernisme en pleine figure. Le chef de gare souriait aux invités venus dépenser la modique somme de cinq franc pour monter sur la capitale/ville principale, il en reviendront ou ne reviendront peut-être jamais tellement cette grande ville attirait nos jeunes possédés de misères. Ce n’était pas encore mon tour, j’attendrais un peu pour monter ces marches métalliques, pour accéder au nirvana d’un wagon rempli de voyageurs et de poser mon bagage au-dessus de ma tête . Ce fut ! véritablement les meilleures années de mon enfance .Mais ! nous allions déménager, aller vers une conformité d’une modernité exigeante de labeur de la part de tous les parents ouvriers. S’en sera terminé pour ces rêves de voyages en direct.

.07.Je grandis devant un spectacle pas ordinaire .

Notez ! quand-même ! pour les accros de la vitesse superlative, qu’il nous fallait au moins six à sept heures de trajets de jour ,onze heures en train de nuit, pour faire ces 385 kms nous séparant de la capitale. Cette métropole se remplira progressivement de cette migration de fervents catholiques venant de tout l’hexagone cher à Evelyne Déliât. J'en connais un rayon sur ces gares , remplies de ces lancinantes locomotives à vapeur , extraordinaires machines de couleur noire, numérotées par d'invraisemblables chiffres ,surmontées du logo SNCF, elles me seront mon cinémascope à moi , ressemblant de nos jours presque à de la réalité virtuelle, quels fabuleux projets de voyages vais-je inventé ,debout ,menton et coudes posés sur la balustrades en bois , regardant ce féerique balluche de mécaniques légendaires.

D’abord en noir et blanc et ! progressivement en couleur et excuser du peu !! à ciel ouvert ! ces extraordinaires machines à vapeur , m'auront bercé des années ,le temps de les apprivoiser, de leur donner un nom .Entourés de ces bruits de sifflements auréolés de bouffées charbonneuses , nous étions au-dessus de ce nuage de fumées, nuit et jour, pas moyen d'avoir du linge blanc de chez bonux, nous boucher le nez fut notre principale occupation .Nous n’avions pas encore de ces machines à laver nos tenues vestimentaires et linges divers. Une rustique grosse barrique cerclée de fer, constituait ,lorsque l’eau devenait bouillante ,donc à bonne température pour occire les rares moustiques , à nettoyer tout le linge de maison, ainsi que moi petit homme haut comme trois pommes . Les charbonneuses remplies de coke me racontaient , en sifflant continuellement , dans ce nuage de vapeurs d'eau , inlassablement , ces mirifiques voyages vers d'autres destinations lointaines , inaccessibles pour moi, trop petit pour franchir ce Rubicon de cette liberté impossible à cette là .Mais ! ce serait pour plus tard, mon cerveau achalandé de rêves , déjà ! tournait à plein régime , accentuant inlassablement ce besoin de liberté .

Tout n'était que d’acres fumées devant mes yeux , les voyageurs lestés de valises uniformes en carton bouilli entourées de sangles en cuir de vaches, défilaient concensieusement en file indienne, en bas de notre immeuble ,obéissant ,respectueux des règles de cette nouvelle société en train de naitre, ces gens , devenus par la force des choses accumulées , pressés ,allaient découvrir la consommation et ! ensuite ses amples dérives qui allait mener au chaos que l’on sait . Attendant ,dans un ordre précis le moment de grimper dans ces wagons d'un autre âge ,compartiment aux banquettes en bois inconfortables, aux vitres ouvertes en permanence, les murs garnis de jolis photos de la France des régions lointaines , les voyageurs se dirigeaient vers Paris Montparnasse pour les futurs expatriés cherchant meilleure fortune , dans ce centre, ou le bord de mer de la Bretagne profonde pour les chanceux bénéficiaires de chiches congés payés . J'imaginais déjà de virtuelles escapades hors de ce lieu , assis à la place de ces voyageurs habillés "endimanchés comme à l’ancienne ,soucieux du paraitre ou de disparaitre dans une société de consolation .Dans cet après-guerre, le sourire n'était pas forcément de mise , il était impératif de travailler des journées entières, sinon vous deveniez comme ce bonheur-du-jour(chiffonnier) passant de porte en porte ,quémander les restes de votre quotidien ordinaire constitué de trois pommes et quatre patates .

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